
En attendant le verdict prévu mi-septembre du procès du massacre de villageois chiites dans les années 1980 (Lire l'article) dans lequel la peine de mort a été requise, Saddam Hussein va de nouveau comparaître devant les juges en août.
Le Haut tribunal pénal irakien a en effet fixé au mardi 21 août le début du procès pour "génocide" de Kurdes lors de l'opération Anfal dans les années 1980. Il sera jugé aux côtés de six autres accusés, le cousin de Saddam et cinq ex-responsables du parti Baas, dont un ex ministre.
Plus de 100.000 morts
L'instruction sur le rôle du président déchu dans la campagne antikurde d'Anfal ayant fait plus de 100.000 morts a été bouclée et transmise au tribunal. Plus de 3.000 villages auraient été détruits pendant cette campagne qui avait aussi provoqué un déplacement massif de la population kurde. Entre 1987 et 1989, de nombreux assauts ont été lancés contre les Kurdes dans le nord du pays, avec notamment le gazage de la population de Halabja en 1988 qui a fait 5.000 morts. Ce dernier n'est pas inclus dans ce procès.
A l'époque, l'ancien régime avait présenté l'opération comme une opération de contre-insurrection en temps de guerre. Ali Hassan al-Majid, le cousin de Saddam Hussein dit "le chimique", est central dans cette affaire. Il est accusé d'avoir d'utilisation de gaz toxiques, d'exécutions massives, et d'établissement de camps de détention pour soumettre le Nord kurde.
Voici les principaux crimes imputés à l'ancien régime |
- En 1991, Saddam Hussein écrase dans le sang le soulèvement chiite dans le sud de l'Irak faisant des milliers de victimes. |
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