© AFP - VINCENZO PINTOUn grand "Allez les Bleus" en Une avec comme sous-titre "ça va enfin marcher" : l'encouragement vient, de manière assez inattendue... du supplément spécial Mondial du quotidien berlinois Tagesspiegel. Sûrement en raison des délais de bouclage, le magazine annonce que les Bleus vont jouer en 4-4-2, avec Henry et Trézeguet associés en attaque. Or, Raymond Domenech a indiqué samedi soir qu'il reconduisait son 4-2-3-1, avec Henry seul en pointe. Malgré cela, tout soutien est bon à prendre...
Le nul contre la Suisse a défavorablement marqué les esprits, et tout reste à prouver ce soir. Même si un nouveau nul face à la Corée du Sud permettrait, mathématiquement, à la France de garder toutes ses chances de qualification, de fait, les Bleus ont grand besoin de rassurer... et de se rassurer.
Pour autant, Raymond Domenech ne change rien ou presque : Florent Malouda, c'était attendu, est titularisé à la place de Franck Ribéry, le reste de l'équipe ne bouge pas. Interrogé samedi soir lors d'une conférence de presse, Raymond Domenech a refusé de dramatiser : "J'ai cette conviction forte que cette équipe est solide, qu'elle progresse, et que dessus elle doit greffer ce petit grain de folie qui fait qu'on crée plus d'occasions de but... Je n'ai que des confirmations, à chaque match, à chaque entraînement : c'est un groupe qui est costaud." Sera-ce suffisant pour marquer face à la Corée du Sud, une équipe qui s'est également montrée solide, notamment physiquement ? "C'est simple, il faut mettre le ballon au fond des buts. Mais des leçons ou des recettes pour marquer, tous les entraîneurs vous diront que ça dépend de beaucoup de choses, du vent, du terrain... On a tous envie de jouer et de construire pour marquer des buts, mais pour y arriver, c'est le talent qui fait la différence."
Thuram : "Notre jeu est peut-être trop lisible"
Intervenant plus tôt devant les journalistes, Lilian Thuram s'était montré pour sa part un peu plus réservé. "Lors du premier match, on s'est peut-être pas relâché. Peut-être qu'il y avait une crainte de perdre. Dimanche, il nous faut une équipe de France qui aille de l'avant dès le début du match." Le souvenir de 2002 a-t-il joué ? "Peut-être que le fait de penser à 2002, qu'il ne fallait surtout pas commencer par une défaite, explique qu'on a beaucoup misé sur la défense."
Mais derrière ce souvenir funeste, le défenseur des Bleus décèle autre chose : "Sur le plan défensif, depuis quelque temps, l'équipe ne risque pas grand'chose, sauf sur des coups de pied arrêtés. Mais le fait que nous soyons bien placés nous empêche peut-être justement de surprendre l'adversaire : notre jeu est peut-être trop lisible, on ne passe peut-être pas suffisamment vite d'une phase de défense à une phase d'attaque."
Ne pas sous-estimer l'adversaire
L'équipe de France n'a rencontré la Corée du Sud que deux fois. La première lors de la Coupe des Confédérations 2001, pour un succès facile 5 à 0, marqué par les premières sélections d'Eric Carrière et Olivier Dacourt, le premier but en sélection de Patrick Vieira et le 28e et dernier but en Bleu de Youri Djorkaeff. La deuxième rencontre, cinq jours avant le Mondial-2002 avait encore été ponctuée d'un succès (3-2) mais est surtout restée célèbre pour la blessure à la cuisse gauche de Zidane, qui avait contraint le meneur de jeu français à déclarer forfait pour les deux premiers matches de la Coupe du monde asiatique.
Certes, en deux confrontations, la France a gagné à chaque fois contre la Corée du Sud. Mais le risque serait justement de sous-estimer l'adversaire, demi-finaliste du Mondial-2002 et leader du groupe G après sa victoire initiale sur le Togo. La Corée du Sud pourrait ainsi tout à fait se contenter d'un nul. Un score qui ne ferait pas l'affaire des Bleus.
"32 PAYS, 32 BLOGUEURS" : SUIVEZ LE MONDIAL AUTREMENT AVEC NOS CORRESPONDANTS
LES PLUS BELLES PHOTOS DES BLOGUEURS
Photo d'ouverture : Bannière "Allez les Bleus" dans les gradins avant le match Corée du Sud-Togo - AFP - VINCENZO PINTO
Retour MYTF1
Chargement en cours...





