© AFP/Frederick FlorinIls figuraient parmi les favoris du Tour de France. Emportés par l'affaire de dopage partie d'Espagne, ils ne participeront pas à la course cycliste mythique dont le départ est donné samedi de Strasbourg.
Les coureurs Jan Ullrich, Ivan Basso, Francesco Mancebo et Oscar Sevilla sont privés de Grande Boucle. Egalement suspendu "avec effet immédiat", le Belge Rudy Pevenage, directeur sportif et mentor d'Ullrich. L'équipe Astana, dont plusieurs coureurs sont impliqués dans l'affaire, ne figure plus non plus sur la liste des engagés du Tour.
"Etre responsables"
Tous ces coureurs ont été suspendus sur décision de leur équipe. Le cycliste allemand et l'Espagnol Oscar Sevilla font partie de l'équipe T-Mobile. L'Espagnol Francisco Mancebo est de AG2R Prevoyance. L'Italien Ivan Basso est de l'équipe CSC.
"Nous avons fait ce que nous devions faire dans une telle situation. Ce n'est pas une question de pressions mais d'être responsables", a expliqué son directeur sportif, Bjarne Riis, coureur danois vainqueur du Tour en 1996. Il précise :"J'ai pris la décision seul".
Riis a reconnu que le dossier transmis vendredi par les autorités espagnoles à la Fédération internationale de cyclisme, aux organisateurs du Tour, et par leur intermédiaire, aux équipes incriminées, était à l'origine de sa décision. Cette affaire de réseau espagnol de dopage sanguin éclabousse le cyclisme depuis mai.
Quatre équipes touchées
Au cours d'une conférence de presse, Christian Prudhomme, directeur du Tour, avait refusé vendredi de faire la liste nominale des coureurs incriminés dans le rapport de la police et de la justice espagnoles pour laisser le temps à leurs directeurs sportifs de les prévenir. Il a également refusé de donner le nombre exact de coureurs impliqués. Il a précisé que les 21 équipes inscrites dans le Tour avaient décidé à l'unanimité de ne pas remplacer les coureurs incriminés.
"Le dopage n'est pas généralisé (dans le cyclisme), et sur 400 ou 500 coureurs professionnels, il y en a 50 qui sont dans cette opération", a estimé vendredi sur RTL Bernard Hinault, ancien champion qui travaille sur le Tour dans le domaine des relations publiques.
Le directeur du Tour de France cycliste, Jean Marie Leblanc, parle en tout cas d'un "geste courageux et (d')un bon exemple pour les autres directeurs sportifs", dans une interview publiée par Le Monde daté de samedi.
(Le coureur italien Ivan Basso/PHOTO AFP/Frederick Florin)
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