© INTERNETokyo retire ses troupes d'Irak. "J'ai pris la décision après des consultations étroites avec les Etats-Unis, la Force multinationale, la Grande-Bretagne et l'Australie, parce que j'ai jugé que notre mission humanitaire avait eu un certain succès dans la région", a expliqué le Premier ministre Junichiro Koizumi, un proche allié du président George W. Bush.
Quelque 600 soldats japonais étaient déployés depuis janvier 2004 à Samawa, capitale de la province d'Al-Mouthanna, une zone chiite relativement paisible, dans le cadre d'une mission humanitaire et de reconstruction. Leur rapatriement devrait être achevé d'ici la fin du mois de juillet. Si le campement japonais de Samawa a été la cible de quelques attaques à la roquette, aucun soldat nippon n'a été tué en Irak et aucun n'a tiré un coup de feu.
La fin du pacifisme défensif
"Les activités des Forces d'autodéfense ont été très appréciées par le gouvernement irakien et la population", a assuré M. Koizumi en se félicitant que le Japon ait été "capable de contribuer à reconstruire des infrastructures comme l'approvisionnement en eau, les soins médicaux, les écoles et les routes". Tokyo s'est déjà engagé à poursuivre son assistance financière, par le biais de prêts à taux préférentiels, en faveur de l'Irak.
Cette intervention militaire a marqué pour le Japon la sortie de décennies de "pacifisme défensif", une étape cruciale de sa "normalisation" internationale 60 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki avait annoncé lundi que les troupes de la Force multinationale - australiennes, britanniques et japonaises - se retireraient le mois prochain de la province méridionale d'Al-Mouthanna.
D'après AFP
(Image d'archive LCI-TF1 : Les soldats japonais à leur arrivée en Irak)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




