© INTERNE"En avant, ensemble". Ils sont en effet 40 000 soldats et policiers irakiens et militaires américains à prendre part à l'une des opérations les plus importantes depuis la fin de la guerre. Objectif : débusquer les rebelles qui agissent à Bagdad et ses environs.
Cette opération intervient après les nouvelles menaces de la branche irakienne d'Al-Qaïda, qui a affirmé qu'elle allait tout faire pour venger la mort de Abou Moussab Al-Zarqaoui, tué la semaine dernière dans un raid américain. Les barrages de contrôle se sont multipliés, créant des embouteillages qui perturbent la circulation dans la capitale. Les policiers et les soldats effectuent de nombreux contrôles d'identité et fouillent les véhicules, à l'exception des moyens de transport publics et des voitures transportant femmes et enfants. Le couvre-feu a également été renforcé et la circulation automobile sera interdite tous les vendredis de 11H00 à 15H00, alors que le port d'armes par les civils est prohibé.
Malgré ce plan sécuritaire, de nouvelles attaques ont eu lieu à Bagdad dont un attentat à la voiture piégée qui a fait deux morts. Mais elles sont néanmoins moins violentes que celles des derniers jours.
Appel aux rebelles
Le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, appelé "toutes les forces politiques et tous les participants au processus politique à exprimer leur soutien" au plan sécuritaire. "L'unique objectif de ces mesures est de protéger la vie des gens", a-t-il dit. Il a également jugé possible un dialogue avec les rebelles.
"L'initiative de réconciliation nationale comporte la possibilité d'avoir un dialogue avec les rebelles qui se sont opposés au processus et veulent le rejoindre avec des garanties" politiques, a-t-il expliqué, en excluant de parler avec "ceux qui ont du sang sur les mains". Il a ajouté qu'une "initiative de réconciliation nationale" serait publiée jeudi et comporterait aussi une amnistie pour des détenus.
(photo d'archives)
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