© INTERNEAu Pérou, il n'y a pas de droit de vote. C'est un devoir. Dimanche, les 16 millions d'électeurs de l'Altiplano, de la côte ou de la jungle amazonienne ont dû se rendre à pied, à cheval, en bus ou en pirogue dans un des 85 000 bureaux de vote sous peine d'une amende de 40 dollars. Ils devaient élire pour 5 ans leur président.
L'ancien président Alan Garcia était donné en tête des sondages devant son rival le militaire nationaliste de gauche Ollanta Humala. Le candidat social-démocrate Alan Garcia (57 ans) affrontait le scrutin en favori avec une avance de 6 à 11 points dans les sondages sur le lieutenant colonel Ollanta Humala (43 ans) un nationaliste teinté de populisme. 90.000 soldats et militaires ont été déployés dans le pays andin pour parer à toute éventualité après une fin de campagne où incidents et insultes ont fait monter la tension.
L'homme du Pérou "d'en bas"
Novice en politique le lieutenant-colonel en retraite Humala assure qu'il n'est "ni de gauche, ni de droite mais d'en bas". Il a reçu le soutien musclé d'Hugo Chavez. Toutefois les insultes proférées par le président vénézuélien contre M Garcia semblent avoir gêné le candidat nationaliste. Au final, Garcia, le vieux routier de la politique, a beau jeu de se présenter comme le dernier rempart pour la démocratie.
Dans ce pays de 27 millions d'habitants à 80% catholique, les cinémas et les églises gardent portes closes en ce jour de Pentecôte. La vente d'alcool est interdite ainsi que sa consommation dans les restaurants. Les premières estimations devaient tomber dans la nuit de dimanche à lundi.
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