Quand le foot fait oublier la réalité

Par Par F.A., le 19 juin 2006 à 11h04 , mis à jour le 19 juin 2006 à 11h49

Problèmes sociaux et économiques : beaucoup de pays qualifiés pour le Mondial traversent actuellement une passe difficile. Plusieurs de nos blogueurs nous expliquent que les exploits de leurs joueurs permettent de mettre provisoirement le quotidien de côté.

TF1 / LCI EquateurEquateur : "la fête d'hier soir à Quito. Le centre de Quito était plein,et tout le monde dansait dans la rue, tous en jaune, avec notre maillot! On est tellement fier!", explique Juan Sebastian après la qualification de son équipe pour les huitièmes de finale. Le blog de Juan Sebastian : http://blogs.tf1.lci.fr/blogs/foot_equateur/infos/

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Les sociologues diront que ce n'est pas une surprise. Les détracteurs du football parleront d'"opium du peuple". Toujours est-il que les blogueurs "mondialistes" de LCI.fr, sans concertation préalable, le confirment souvent dans leurs messages : la Coupe du monde est un moyen efficace pour sortir des tracas du quotidien et rêver un peu.

"C'est vrai, le football est un genre d'opium pour l'âme", admet ainsi Ana Maria, une amie de Juan Sebastian, notre blogueur de Quito, après la qualification de l'Equateur pour les huitièmes de finale. "C'est une manière d'échapper à la réalité d'un pays qui a des problèmes sociaux, économiques, politiques. C'est un analgésique très efficace pour les peines, les douleurs d'amours, les problèmes au travail, le manque d'argent. Mais il n'y a aucune contre-indication ni d'effets collatéraux, l'overdose n'est pas dangereuse !", ajoute-t-elle (cliquez ici pour lire le blog de Juan Sebastian).

"Unité et solidarité"

De son côté, Carlos Alberto, professeur près de Lisbonne, souligne que "les Portugais ont besoin de connaître des moments de joie, d'allégresse pour oublier les tracas de la vie quotidienne, et en ce moment ils sont bien nombreux". "Le football apparaît donc comme une espèce d'échappatoire où l'on découvre une unité, une solidarité entre les gens, au-delà des différences qui nous séparent les uns des autres",  raconte-t-il (cliquez ici pour lire son blog).

Une remarque qui nous renvoie à la France "black-blanc-beur" de 1998, tout comme à celle de Anton, à Trinidad-et-Tobago : "le Mondial a réussi à faire ce qu''aucun gouvernement n'a jamais fait dans notre Histoire : réunir tous les gens. "Toutes les races et toutes les classes dans notre beau pays se retrouvent dans les mêmes endroits, afin de regarder, de vivre les matches de l'équipe trinidadienne", note-t-il (cliquez ici pour lire son blog).

"On ne décrit pas la désillusion"

Reste bien sûr le retour à la réalité après une défaite. Après avoir plané plusieurs jours, l'atterrissage est parfois difficile pour certains supporters. "Impossible de décrire l'ambiance du pays parce que la désillusion, on ne la décrit pas, on la vit", nous affirmait ainsi Maria Gloria, après l'élimination du Paraguay. Quelques jours auparavant, elle signalait que les "sujets politiques économiques, culturels" avaient été mis de côté. Pour autant, elle assure maintenant que "les futurs mondialistes jouent heureux dans tout le pays sans se préoccuper de la déception" (cliquez ici pour lire son blog). Le football reste en effet un jeu avant tout.

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(photo : la fête à Quito)

Par Par F.A. le 19 juin 2006 à 11:04
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8 Commentaires

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  • GO, le 19/06/2006 à 19h25

    Les bleus vont nous faire rever c'est sur...

  • Bidou, le 19/06/2006 à 17h51

    Celà motive beaucoup ... les Suisses ... et beaucoup moins les français !

  • Herve, le 19/06/2006 à 17h42

    Et si on prenait guy drut pour manager l'equipe ?

  • Jean thorwald, le 19/06/2006 à 16h40

    A jean-paul de Londres,ne confonds pas,la France, un pays en sous-développement endetté de 18000 euros par tête soit 2000 milliards d'euros que tu as fui pour trouver un travail et financé par l'économie libérale avec ceux du tiers -monde. Il n'empêche que pendant le mondial ,le monde avance...alors que chez nous tout est suspendu à une hypothétique victoire...des bleus. A bientôt jean-paul dans le salon affaire de roissy 2F.

  • Jean-Abdoul Svenson, le 19/06/2006 à 16h22

    A vendre : http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=8831061183 JAS

  • Dominic, le 19/06/2006 à 13h44

    Il est vrai que la coupe du monde est comme une drogue qui fait du bien quelques semaines...des millions de pauvres gens oublient qu'ils ont faim, qu'ils n'ont pas d'abris et j'en passe...et une fois de plus toute cette argent récoltée pendant le mondiale va aux gens déjà riches...si au moins une partie était versée à des associations d'aide humanitaire,mais moi aussi je rêve.

  • Jean-Paul, le 19/06/2006 à 12h32

    Jean Thornwall ,on parle de la coupe du MONDE .Toi qui vis a Paris as tu deja ete dans un pays pauvre .Arrete de te regarder le nombril ,la France fait partie des pays riches et n est pas en faillite.Prends donc l avion et tu comprendras.

  • Jean thorwald, le 19/06/2006 à 12h10

    En somme,le foot c'est la politique de l'autruche.Quand donc les réformes indispensables seront prises pour sortir notre pays de la faillite politique,financière et moral?

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