Equateur : "la fête d'hier soir à Quito. Le centre de Quito était plein,et tout le monde dansait dans la rue, tous en jaune, avec notre maillot! On est tellement fier!", explique Juan Sebastian après la qualification de son équipe pour les huitièmes de finale.
Le blog de Juan Sebastian :
http://blogs.tf1.lci.fr/blogs/foot_equateur/infos/32 PAYS, 32 BLOGUEURS
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Les sociologues diront que ce n'est pas une surprise. Les détracteurs du football parleront d'"opium du peuple". Toujours est-il que les blogueurs "mondialistes" de LCI.fr, sans concertation préalable, le confirment souvent dans leurs messages : la Coupe du monde est un moyen efficace pour sortir des tracas du quotidien et rêver un peu.
"C'est vrai, le football est un genre d'opium pour l'âme", admet ainsi Ana Maria, une amie de Juan Sebastian, notre blogueur de Quito, après la qualification de l'Equateur pour les huitièmes de finale. "C'est une manière d'échapper à la réalité d'un pays qui a des problèmes sociaux, économiques, politiques. C'est un analgésique très efficace pour les peines, les douleurs d'amours, les problèmes au travail, le manque d'argent. Mais il n'y a aucune contre-indication ni d'effets collatéraux, l'overdose n'est pas dangereuse !", ajoute-t-elle (cliquez ici pour lire le blog de Juan Sebastian).
"Unité et solidarité"
De son côté, Carlos Alberto, professeur près de Lisbonne, souligne que "les Portugais ont besoin de connaître des moments de joie, d'allégresse pour oublier les tracas de la vie quotidienne, et en ce moment ils sont bien nombreux". "Le football apparaît donc comme une espèce d'échappatoire où l'on découvre une unité, une solidarité entre les gens, au-delà des différences qui nous séparent les uns des autres", raconte-t-il (cliquez ici pour lire son blog).
Une remarque qui nous renvoie à la France "black-blanc-beur" de 1998, tout comme à celle de Anton, à Trinidad-et-Tobago : "le Mondial a réussi à faire ce qu''aucun gouvernement n'a jamais fait dans notre Histoire : réunir tous les gens. "Toutes les races et toutes les classes dans notre beau pays se retrouvent dans les mêmes endroits, afin de regarder, de vivre les matches de l'équipe trinidadienne", note-t-il (cliquez ici pour lire son blog).
"On ne décrit pas la désillusion"
Reste bien sûr le retour à la réalité après une défaite. Après avoir plané plusieurs jours, l'atterrissage est parfois difficile pour certains supporters. "Impossible de décrire l'ambiance du pays parce que la désillusion, on ne la décrit pas, on la vit", nous affirmait ainsi Maria Gloria, après l'élimination du Paraguay. Quelques jours auparavant, elle signalait que les "sujets politiques économiques, culturels" avaient été mis de côté. Pour autant, elle assure maintenant que "les futurs mondialistes jouent heureux dans tout le pays sans se préoccuper de la déception" (cliquez ici pour lire son blog). Le football reste en effet un jeu avant tout.
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(photo : la fête à Quito)
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