TF1-LCI Offensive israélienne dans le sud de la bande de GazaL'opération a été baptisée "Pluie d'été". L'armée israélienne a lancé ce mercredi une offensive punitive afin de libérer le caporal franco-israélien Gilad Shalit, enlevé dimanche par un commando palestinien.
Des dizaines de chars, assistés d'hélicoptères Apache, ont passé à l'aube la frontière près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, où a été enlevé le soldat de 20 ans. Tsahal s'était retirée de la zone l'été dernier au terme de 38 ans d'occupation.
Raid de grande ampleur
L'objectif affiché par l'Etat hébreu est en effet de retrouver le jeune homme, en isolant le sud de la bande de Gaza, où Israël pense qu'il pourrait être détenu. "Nous savons qui sont ses ravisseurs. Ils sont soutenus par la direction du Hamas à Damas", affirme l'armée. "Nous n'avons pas l'intention de rester dans la bande de Gaza. Nous voulons seulement ramener notre garçon à la maison", a déclaré Binyamin Ben-Eliezer, ministre des Infrastructures nationales. Et le Premier ministre israélien Ehud Olmert se dit décidé à "user de moyens extrêmes" pour libérer le soldat enlevé.
Mais le second objectif est de faire cesser les tirs de roquette palestiniens contre Israël qui égrainent les journées depuis des mois. En réponse, quatre roquettes ont été tirées à partir de la bande de Gaza et se sont abattues mercredi en territoire israélien, sans toutefois faire de blessé.
Centrale électrique visée
L'opération est de grande envergure. Outre l'offensive terrestre de masse, l'aviation a bombardé trois ponts situés sur l'un des principaux axes Nord-Sud pour empêcher les activistes de déplacer leur otage. Un hélicoptère a même ouvert le feu sur une centrale électrique du centre de la bande de Gaza, dans le camp de réfugiés de Nousseirat, provoquant un incendie et privant d'électricité une grande partie du territoire.
L'armée israélienne avait auparavant sommé les forces de l'ordre palestiniennes déployées près de Rafah de se retirer. Le président palestinien Mahmoud Abbas a évidemment condamné l'offensive militaire israélienne, la qualifiant de "punition collective" après la destruction d'infrastructures civiles. La veille, le Hamas a reconnu implicitement mais pour la première fois l'existence de l'Etat hébreu, en signant un document "d'entente nationale".
(Photo TF1-LCI : Offensive israélienne dans le sud de la bande de Gaza)
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