© INTERNEIl y a une faille dans la loi. Et des terroristes bien formés pourraient en profiter pour créer des armes bactériologiques. Pour appuyer cette information, le quotidien britannique The Guardian déclare qu'il s'est procuré par Internet une courte séquence d'ADN du virus de la variole et qu'il l'a envoyée à une adresse à Londres. L'échantillon au préalable avait subi trois petites modifications afin de le rendre inoffensif.
Le quotidien admet que le virus mortel de la variole existe uniquement dans des laboratoires depuis que la maladie est considérée comme éradiquée depuis une trentaine d'années dans le monde. Une étude aurait montré cependant que la plupart des personnes sont dans l'incapacité de résister à ce virus et qu'une réapparition de celui-ci chez seulement dix d'entre elles, pourrait en contaminer jusqu'à deux millions en l'espace de 180 jours.
Peu de vérifications
Le Guardian déclare que des fragments d'ADN de la pololiomyélite et de la grippe espagnole à partir de 1918 (qui a tué plus de 20 millions de personnes de par le monde) pourraient être obtenus par le biais d'Internet. Le journal note que des chercheurs ont des raisons légitimes d'acheter des fragments d'ADN tirés d'agents pathogènes afin de mettre au point des traitements ou des vaccins. Le Guardian relève toutefois que cette activité est nouvelle et n'est pas l'objet de règlements précis.
Les sociétés spécialisées dans la vente de fragments d'ADN ne vérifient pas de quels fragments exacts il s'agit ou quelles sont les personnes qui les commandent. Aucun des quatre principales sociétés en Grande-Bretagne vérifient d'une façon régulière l'origine des commandes. Il en est de même pour les 39 autres sociétés, opérant aux Etats-Unis et au Canada.
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