
- Accrochages près de la frontière
Tsahal et le Hezbollah s'affrontent en territoire libanais, tout près de la frontière avec Israël, indique l'armée israélienne. La chaîne privée "10" israélienne annonce que deux soldats de Tsahal ont été blessés lors d'échanges de feu nourris, qui se sont produits dans le secteur où deux militaires avaient été tués la veille, dans des heurts avec le Hezbollah, au Liban sud.
- Une quarantaine de marines ont débarqué à Beyrouth
Une quarantaine de marines américains ont débarqué jeudi sur une plage de Beyrouth pour participer à l'évacuation des ressortissants américains pris sous les bombardements israéliens. Les "marines", acheminés par le transport de troupes USS Nashville, ont pris pied à l'aube. C'est la première fois que des soldats du corps d'élite de l'armée américaine retournent au Liban depuis l'attentat de 1983 contre leur QG dans la capitale libanaise, qui avait 241 morts.
- Bilans des combats
Le premier ministre libanais Fouad Siniora a solennellement réclamé mercredi un "cessez-le-feu immédiat", une "aide humanitaire urgente" et s'est engagé à faire payer à Israël les "dommages" occasionnés au Liban, dans une allocution devant le corps diplomatique et le gouvernement. Il a accusé Israël de mener son pays "en enfer" en bombardant les infrastructures et les civils tout en n'infligeant "pratiquement aucun dommage au Hezbollah". Selon lui, l'offensive israélienne a déjà fait plus de 300 morts, un millier de blessés et plus d'un demi-million de déplacés.
Au cours de la seule journée de mercredi, les raids israéliens ont fait au moins 72 morts et des dizaines de blessés au Liban - les attaques les plus meurtrières ayant eu lieu dans le village de Srifa, au nord-est de Tyr, où 21 civils ont été tués et 30 blessés.
- Shimon Peres met en doute les pertes annoncées par le Liban
Le vice-Premier ministre israélien, Shimon Peres, a mis en cause mercredi la fiabilité des pertes annoncées au Liban depuis le 12 juillet dernier. "Les chiffres des victimes au Liban ne sont pas acceptables. Nous pensons que les informations en provenance du Liban ne sont absolument pas fiables", a-t-il dit sur CNN, sans donner toutefois d'autres estimations. Le vice-Premier ministre a ajouté que l'état-major prenait toutes les mesures pour s'assurer qu'"aucun civil ne soit frappé, qu'aucune infrastructure civile ne soit détruite". Il s'en est également pris au Premier ministre libanais, Fouad Siniora, se demandant "pourquoi il n'arrête pas le Hezbollah". "Israël n'a pas déclenché la guerre. Israël n'a attaqué personne", a-t-il dit.
- Appels au cessez-le-feu
Le roi Abdallah II de Jordanie appelle à un "cessez-le-feu immédiat au Liban" et demande à la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, d'accroître les efforts américains dans ce sens. Avant lui, le président syrien Bachar al Assad avait appelé à la fin des attaques de Tsahal au Liban. Le soutien international à Israël est ferme, affirme cependant la Maison Blanche, qui soutient que "le Hezbollah a déclenché cette crise". La France appelle pour sa part le Conseil de sécurité de l'Onu à débattre d'un "cessez-le-feu durable". Le secrétaire général de l'Onu devrait une nouvelle fois jeudi appeler à un cessez le feu bilatéral. Le Comité international de la Croix-Rouge se dit très inquiet du sort des civils et se pose de "sérieuses questions" au sujet des raids israéliens.
- Le Hezbollah intensifie ses tirs
Le Hezbollah, selon l'armée israélienne, a tiré plus de 140 roquettes dans la journée de mercredi sur des localités du nord d'Israël, dont pour la première fois la ville arabe israélienne de Nazareth, tuant deux enfants. La ville de Haïfa, plus au sud, a été également visée par plusieurs salves de roquettes qui ont fait deux blessés. En huit jours, 29 Israéliens ont été tués, dont 15 civils dans la chute d'obus sur le nord d'Israël, et 14 militaires. L'état d'urgence en vigueur dans les secteurs nord d'Israël a été prolongé.
Photo d'ouverture : archive
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