UF1-LCI beyrouth bombardement liban rueCaroline habite, depuis quatre mois seulement, à 20 kilomètres au nord de Beyrouth, soit à l'opposé du fief du Hezbollah bombardé par Tsahal. Elle a décidé de se réinstaller au Liban, après avoir passé 20 ans à Paris. "Ca avait l'air calme, à peu près normal". Mais, depuis l'offensive israélienne lancée mercredi au Liban, elle ne sort plus trop -"mes sorties se limitent aux courses alimentaires"- et elle regarde tout le temps les informations pour suivre en temps réel l'évolution de la situation.
Comme un peu tout le monde à Beyrouth d'ailleurs, car "personne n'a envie de se promener ou de se mettre en terrasse, alors que la moitié du pays est sous les bombes". Elle n'est pas allée travailler jeudi et vendredi. Son entreprise lui avait laissé le choix. D'autres ont déménagé leurs bureaux dans leurs succursales moins proches des bombardements.
"La nuit, c'est plus angoissant"
Dans la nuit de jeudi à vendredi, Caroline a été réveillée par un "bruit sourd" : celui des avions de combat israéliens. "La nuit, c'est plus angoissant", raconte-t-elle, même si son quartier n'est pas la cible des tirs de Tsahal. C'est d'ailleurs pour cela qu'une de ses amies, Marie-Claire, qui habite le centre de Beyrouth, a passé les trois dernières nuits chez elle, "elle ne pouvait plus dormir".
Désabusée, Caroline raconte l'optimisme des Libanais, avant que "le Hezbollah leur fasse ce coup foireux". "La saison touristique s'annonçait excellente pour la première fois depuis la guerre de 1975, l'économie repartait". Mais tout cela s'est envolé. Elle "attend de voir avant de décider si (elle) doit reste ou pas". Mais "pour l'instant, cette guerre n'est pas partie pour s'arrêter", d'autant que la "réunion de l'ONU vendredi n'a rien donné".
(Photo TF1-LCI : Une rue de Beyrouth)
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