
Deux jours après l'échec de la Conférence de Rome, Jacques Chirac a présidé ce vendredi à l'Elysée un conseil restreint sur le Liban de plus d'une heure, autour notamment du Premier ministre Dominique de Villepin, des ministres de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, de la Défense Michèle Alliot-Marie et des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy.
A l'issue de ce conseil, l'Elysée a indiqué que le chef de l'Etat avait "souligné la gravité de la situation", et demandé que "les mesures annoncées à Rome soient mises en oeuvre dans les meilleurs délais". "Il a souligné l'urgence des couloirs humanitaires maritimes et intérieurs pour que l'aide parvienne rapidement et sûrement aux populations civiles" et a demandé l'adoption au plus vite d'une résolution de l'Onu sur un cessez-le-feu.
Interrogée sur d'éventuelles négociations auxquelles participerait la France avec le gouvernement libanais et le Hezbollah pour tenter de mettre fin au conflit au Liban, une source diplomatique a précisé : "Nous sommes naturellement en contact avec toutes les parties mais nous ne sommes pas dans une position de médiateur".
Détaillant ses solutions pour une sortie de crise au Liban, Jacques Chirac avait prôné l'envoi, après un accord entre Libanais et Israéliens, d'une force internationale, hors Otan, pour garantir les frontières "israélo-libanaise et syro-libanaise", dans une interview au Monde daté de jeudi. La mission de cette force "serait de contrôler le cessez-le-feu et d'assurer le respect des frontières, à la fois les frontières israélo-libanaise et syro-libanaise, naturellement", avait déclaré le chef de l'Etat, précisant que l'envoi de cette force devait être conditionné à l'obtention d'un "accord politique, qui suppose un cessez-le-feu". Celui-ci "doit être négocié d'une part entre le gouvernement libanais et le Hezbollah, et d'autre part entre la communauté internationale, Israël et le Liban", avait jugé le président de la Républque.
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