Le conflit "va encore durer deux semaines"

Par Par Diane HEURTAUT, le 22 juillet 2006 à 15h46 , mis à jour le 23 juillet 2006 à 12h37

Maïa, franco-libanaise de 40 ans, habite à 500 mètres de la banlieue sud de Beyrouth, quotidiennement bombardée par Tsahal. Fermement décidée à rester au Liban malgré le conflit, elle compte beaucoup sur la pression de la scène internationale.

TF1/LCI Liban Beyrouth Hezbollah

Maïa "n'a pas l'intention" de fuir le Liban, même après 11 jours de raids israéliens sur le bastion du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, soit à 500 mètres seulement de son quartier. De toute façon, le conflit ne va plus durer que "deux semaines à tout casser", prédit cette franco-libanaise de 40 ans pleine d'espoir dans la diplomatie internationale.

"Ca bouge diplomatiquement"

Si Maïa est optimiste, c'est que "ça bouge diplomatiquement" et qu'"Israël n'a jamais fait de guerre longue". Seul, "le gouvernement libanais est impuissant" explique-t-elle, car "sur le terrain notre armée -trop vétuste et sans aviation- n'est pas de taille à combattre Tsahal". Quand aux débats des politiques, sans cesse diffusés sur les chaînes de télévision libanaises, ils sont "stériles". D'ailleurs, la population est bien plus "concentrée sur l'aide humanitaire que sur ces débats". Reste donc la pression internationale pour "faire cesser cette guerre".

"Dès l'enlèvement, on a su"

"Depuis deux nuits, on peut à peu près dormir" car les bombardements se sont calmés raconte Maïa à LCI.fr, même si "on entend les avions passer tout le temps". Elle ne se met plus à l'abri lors des bombardements israéliens "car ils sont très ciblés". Son quartier n'a d'ailleurs pas été détruit, mais les rues restent vides, comme dans toute la capitale.

Maïa passe donc son temps à regarder les informations. "Je regarde justement LCI ! ", s'exclame-t-elle au moment de notre appel. Ca lui permet "de voir les images" qu'elle ne peut voir en vrai, puisqu'elle ne sort que pour faire les courses indispensables dans les quelques magasins qui veulent bien encore ouvrir. Elle-même a fermé le restaurant dont elle est propriétaire "dès le premier jour" des raids israéliens le 12 juillet, car elle a su que ce n'était que le début.

Elle n'est pas la seule à avoir ainsi pressenti que la riposte israélienne à l'enlèvement de ses deux soldats par le Hezbollah allait être rapide et importante : "ceux que je connais dans le sud du Liban ont immédiatement quitté la région en apprenant ces enlèvements".

(Photo d'archive TF1-LCI : dans une rue de Beyrouth le 16 juillet)

Par Par Diane HEURTAUT le 22 juillet 2006 à 15:46
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