Les Français prêts à embarquer sur le port de Beyrouth © DRLe navire grec Iera Petra, le ferry affrété par la France pour évacuer les Français souhaitant quitter le Liban soumis aux bombardements israéliens, a quitté Beyrouth pour Larnaca (Chypre) lundi vers 21H30 (soit 20H30 heure de Paris) avec quelque 1250 passagers à son bord. Les autorités françaises ont évacué 800 Français (parmi lesquels 300 enfants), 400 ressortissants européens et cinquante Américains, selon le ministère des Affaires étrangères. Les familles devraient rejoindre par avion la France depuis Larnaca dans la journée de mardi. L'embarquement s'est déroulé dans le calme dans le port de la capitale libanaise, et le départ pour Larnaca a eu lieu avec environ deux heures de retard sur l'horaire initialement prévu.
"Plus de 8000 personnes, en majorité françaises, ont contacté l'ambassade française à Beyrouth pour demander une aide au départ", a indiqué le lieutenant-colonel Stéphane Vogelsinger, de la mission militaire près l'ambassade de France à Beyrouth. Cela pourrait conduire à organiser "encore six rotations" entre Beyrouth et Larnaca dans les prochains jours, a-t-il noté. Les familles françaises, européennes et américaines avaient été transportées dans des autobus du lycée français de Beyrouth, situé à l'intersection des quartiers est et ouest, où elles avaient été regroupées dans la matinée. "On a donné la priorité aux personnes les plus vulnérables, les gens du sud du pays (particulièrement visé par les bombardements, ndlr), les femmes enceintes, les personnes âgées, les enfants", a expliqué Joël Godeau, consul général de France à Beyrouth.
La frégate Jean-de-Vienne doit arriver sur zone mercredi matin, et le transport de chalands de débarquement Siroco jeudi. Le Mistral, un navire doté d'importantes capacité hospitalières, a été "mis sous alerte à 24 heures", a précisé le ministère de la Défense. Deux hélicoptère EC 725, bourré d'équipements d'auto-protection, et des avions de transport militaires sont également arrivés à Chypre, selon le ministère.
Deux navires militaires dépêchés par Londres
Par ailleurs, les gouvernements étrangers continuent l'évacuation de leurs ressortissants. Un navire de guerre italien a été envoyé près de Beyrouth pour participer à une seconde vague d'évacuations alors que samedi, un premier convoi italien avait déjà conduit 460 personnes, italiennes pour la plupart, jusqu'en Syrie. La Grande-Bretagne a pour sa part dépêché deux navires militaires pour l'évacuation possible des 3500 à 4000 familles britanniques et des 10.000 personnes possédant la double nationalité.
Environ 200 ressortissants allemands sur les 900 qui vivent dans le pays dont ont été évacués vers la Syrie dans des convois organisés par l'ambassade d'Allemagne à Beyrouth. 350 Européens fuyant le Liban sont arrivés dimanche matin à Rome, profitant de plans d'évacuation. 116 Espagnols avaient déjà été rapatriés samedi par avion.
D'autres pays européens ou arabes ont par ailleurs envoyé des avions civils ou militaires en Syrie pour rapatrier leurs ressortissants, comme la Grèce, la Russie ou l'Autriche. Mais selon la Finlande, qui préside actuellement l'Union européenne, aucun plan d'évacuation n'a été prévu au niveau de l'UE. A Washington, le ministère de la Défense prépare un plan pour évacuer au besoin vers Chypre les 25.000 Américains, dont des personnes possédant la double nationalité, recensés au Liban.
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Photo d'ouverture : Les Français prêts à embarquer sur le port de Beyrouth - DR
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