
Les Israéliens avaient arrêté jeudi en Cisjordanie un tiers du gouvernement dirigé par le Hamas : pas moins de 64 ministres, députés, maires et autres responsables politiques. Dimanche, dans un entretien accordé à CNN, Shimon Peres s'est montré sans ambigüité sur leur traitement. "Ils étaient des responsables gouvernementaux et ils se sont ensuite associés à des actes terroristes. Ils seront jugés et soumis à une procédure criminelle (...) et ils seront accusés de participation et de soutien à des actes terroristes contre un gouvernement civil. Les tribunaux décideront", a assuré le vice-premier ministre israélien.
Ces déclarations surviennent alors que l'armée israélienne a intensifié ses opérations militaires pour tenter de libérer un de ses soldats capturé il y a une semaine à la lisière de la bande de Gaza. Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a donné l'ordre dimanche à l'armée d'agir "avec toute (sa) puissance" et un raid aérien a visé le bureau du Premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh du Hamas à Gaza. "Nous ferons tout, je dis bien tout, pour libérer le soldat (...) Je le répète : personne ne sera épargné", a insisté Ehud Olmert. La branche armée du Hamas a mis en garde Israël contre des représailles sur ses infrastructures et bâtiments gouvernementaux.
Plusieurs mois de crise ?
Alors que l'espoir d'une solution négociée s'éloigne ("nous sommes proches de l'impasse", a reconnu dimanche le porte-parole de Mahmoud Abbas), Noam Shalit, le père du militaire enlevé, qui détient aussi la nationalité française, a appelé Jacques Chirac et Dominique de Villepin à poursuivre leurs efforts de médiation pour la libération de son fils. Pessimiste, le service de sécurité intérieure israélien Shin Beth a estimé que la crise pouvait désormais s'installer pour des mois. Il a par ailleurs annoncé avoir déjoué en juin une première tentative d'enlèvement et d'assassinat d'un soldat par des activistes palestiniens des Comités de la résistance populaire, l'un des groupes qui ont revendiqué la capture du soldat Gilad Shalit.
Seul point positif dans la crise en cours : dimanche, les fournitures de carburants ont repris ainsi que les livraisons de vivres dans la bande de Gaza, bouclée depuis le début de l'offensive israélienne.
Image LCI. Gaza, sous surveillance dans la nuit de samedi à dimanche.
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