
"J'ai donné ordre à l'armée et aux forces de sécurité d'agir avec toute leur puissance pour poursuivre les terroristes, leurs idéologues et ceux qui leur offrent protection", a affirmé le Premier ministre Ehud Olmert à l'ouverture de la réunion hebdomadaire du gouvernement. "Nous ferons tout, je dis bien tout, pour libérer le soldat (...) Je le répète: personne ne sera épargné", a insisté Ehud Olmert.
Le Premier ministre israélien a rejeté une nouvelle fois la libération de prisonniers palestiniens en échange du soldat israélien capturé. "Nous n'avons aucune intention de céder au chantage. Tout le monde comprend que céder au terrorisme aujourd'hui, cela signifie encourager de futures actions terroristes", a-t-il souligné. Pour sa part, le ministre de l'Intérieur, Roni Bar-On, un proche d' Ehud Olmert a précisé qu'Israël allait poursuivre son forcing anti-Hamas. "Nous avons frappé le Hamas et nous continuerons à frapper toutes les institutions liées au Hamas", a prévenu Roni Bar-On. "L'attaque contre le bureau d'Ismaïl Hanyieh s'inscrit dans le cadre de nos efforts visant à porter atteinte aux capacités du gouvernement du Hamas à contrôler la situation et à gouverner", a expliqué ce ministre.
"Politique insensée" selon Haniyeh
Arrivé peu après sur les lieux, Ismaïl Haniyeh a qualifié le raid d'"atteinte à un symbole palestinien". "Nous demandons à la communauté internationale et à la Ligue arabe de prendre leurs responsabilités envers notre peuple et d'intervenir pour stopper cette agression", a-t-il lancé, qualifiant l'offensive israélienne de "politique insensée".
Israël avait menacé à plusieurs reprises ces derniers jours de s'en prendre à des responsables du Hamas, tenus pour responsables de l'enlèvement du caporal israélien. A titre de premier avertissement, l'armée israélienne a mené un raid dans la nuit de jeudi à vendredi contre le ministère de l'Intérieur palestinien à Gaza, causant d'importants dégâts. Un haut responsable à la présidence palestinienne avait déclaré samedi que la "vie" de Ismaïl Haniyeh serait "en danger" si le soldat israélien n'était pas libéré. Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'armée israélienne a également arrêté 64 ministres, députés, maires et autres responsables du Hamas en Cisjordanie.
Sur le front diplomatique, le président palestinien Mahmoud Abbas a assuré samedi que les efforts se poursuivaient pour obtenir, par la négociation, la libération du soldat. Auparavant, de hauts responsables palestiniens avaient toutefois indiqué que les négociations étaient "bloquées".
D'après AFP
Image LCI. Gaza, sous surveillance dans la nuit de samedi à dimanche.
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