TF1 LCI liban beyrouth bombardement offensive israélienneAu total, plus de 70 personnes ont été tuées au Liban depuis mercredi, l'enlèvement par le Hezbollah de deux soldats israélien, et 4 civils sont morts en Israël. C'est donc la "guerre ouverte" pour le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui a échappé à un raid israélien (Lire l'article). Une "guerre ouverte" dont l'enjeu n'est désormais plus le seul échange de prisonniers.
L'organisation classée dans la liste des "organisations terroristes" par les USA a revendiqué le bombardement samedi de Tibériade, dans le nord-est d'Israël. C'est la ville la plus lointaine dans le territoire de l'Etat hébreu de la frontière que le Hezbollah touche depuis la reprise des violences. Il disposerait même de roquettes "capables d'atteindre Tel Aviv", selon un responsable militaire israélien.
Quatre soldats israéliens sont portés disparus depuis vendredi après un tir de roquettes qui a endommagé un navire de Tsahal au large de Beyrouth. Ce tir de roquette du Hezbollah, qui a reçu vendredi soir un soutien ouvert de la part du parti Baas syrien au pouvoir, a également endommagé un navire, probablement égyptien. Selon le porte-parole de l'armée israélienne, le navire israélien attaqué a même été frappé par un missile de fabrication iranienne.
Le pilonnage continue
Tsahal a immédiatement riposté par 80 attaques en quelques heures et tente toujours, sans succès, de déloger les membres du Hezbollah, positionnés à la frontière. Pour la première fois, Israël s'est attaquée au nord-est du Liban (du côté de la frontière syrienne), faisant trois morts. Un pont tout juste reconstruit a en outre été détruit de nouveau et la résidence du président du Parlement a été visée. 18 civils, dont 9 enfants, auraient été brûlés vifs dans un bombardement israélien sur des habitants qui fuyaient leur village au Liban sud, selon la Force intérimaire des Nations unies (FINUL) et des sources hospitalières.
Les infrastructures du Hezbollah, principalement installées dans la banlieue sud de la capitale libanaise, ont été largement touchées, et le pays isolé, après le blocage de son aéroport international et de la route Damas-Beyrouth notamment. Et Israël ne cache pas vouloir éliminer le chef du Hezbollah, dont le Quartier général (dans la banlieue sud de Beyrouth) a été détruit. Un ministre israélien a affirmé samedi qu'Israël "liquera" le chef du Hezbollah libanais à la "première occasion" et qu'il a tout intérêt "à prier Allah". L'aviation israélienne a même lâché des tracts anti-Nasrallah à Beyrouth. Le chef du Hezbollah y est caricaturé en cobra s'apprêtant à avaler la capitale libanaise.
Réunions de crise
De l'autre côté de la frontière, on continue de vivre normalement, malgré les tirs incessants du Hezbollah qui envoie une centaine de roquettes chaque jour, contraignant les habitants à courir vers les abris.
L'aviation israélienne poursuit également ses frappes dans la bande de Gaza. Elle a mené deux raids dans la nuit de vendredi à samedi touchant un bâtiment du ministère palestinien de l'Economie. Un Palestinien a été tué dans ces raids.
Tandis que la situation au Proche-Orient est inscrite à l'ordre du jour du sommet du G8, qui s'ouvre ce samedi à Saint-Pétersbourg (Lire l'article), une réunion de crise s'est tenue à Paris pour lancer un dispositif d'évacuation des Français au Liban (Lire l'article). Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe se sont également réunis en urgence samedi au Caire.
(Photo TF1-LCI)
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