TF1 LCI liban route damas beyrouthTsahal, qui cherche à imposer un blocus total au Liban, poursuit l'offensive massive lancée mercredi, après l'enlèvement de deux de ses soldats.
L'aéroport international de Beyrouth a ainsi de nouveau été bombardé vendredi. La route Damas-Beyrouth a été coupée après son bombardement, rendant impossible le départ de Libanais en fuite de cette offensive. Une base du mouvement palestinien pro-syrien FPLP-CG dans la plaine libanaise de la Bekaa, dans l'est du Liban, a en outre été pilonnée, en plus de la banlieue sud de Beyrouth frappée.
Ces derniers raids auraient fait quatre victimes mortelles (selon la police), venant s'ajouter à la cinquantaine de personnes décédées dans les attaques de mercredi et jeudi.
Quasi-blocus
Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a d'ailleurs autorisé l'armée à "frapper plus d'objectifs" au Liban, après le tir de roquettes sur Haïfa, la troisième ville d'Israël située à une quarantaine de km de la frontière commune. Le Hezbollah avait déjà tiré une centaine de roquettes vers Israël jeudi, tuant deux personnes. Ehud Olmert a posé vendredi trois conditions à un cessez-le-feu au Liban : la libération de deux soldats enlevés, l'arrêt des tirs de roquettes et l'application d'une résolution des Nations unies sur le désarmement du Hezbollah.
Le ministre de la justice Haïm Ramon parle même d'utiliser les mêmes moyens que ceux "utilisés par les Américains contre Oussama Ben Laden" ou par les Russes "face aux terroristes tchétchènes" pour éliminer le Hezbollah.
Réunion onusienne en urgence
Alors que le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir ce vendredi en urgence , le ministre israélien de l'Intérieur, Ron Bar On, a menacé vendredi de mort le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, annonçant à la radio qu'il avait lui-même "tranché son destin". Kofi Annan a déjà affirmé jeudi envoyer trois émissaires sur place.
De son côté, le Haut représentant de l'UE pour la politique extérieure Javier Solana part samedi pour le Proche-Orient. La Russie a décidé "d'inclure" la situation au Liban à "l'ordre du jour du sommet" du G8 qu'elle préside de samedi à lundi à Saint-Pétersbourg.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a averti jeudi soir qu'une "frappe israélienne sur la Syrie serait considérée par Téhéran comme une attaque contre l'ensemble du monde islamique", qui appellerait une "réaction très féroce".
(Photo l'aéroport de Beyrouth jeudi soir/DR)
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