
Les explications de l'envoyé spécial de LCI à Rome
Après environ cinq heures de travail, la conférence internationale pour le Liban réunie ce mercredi à Rome a exprimé dans sa déclaration finale son soutien au déploiement au Liban d'"une force internationale (...) sous le mandat de l'ONU". Elle ne précise cependant pas quels pays participeront à cette force, ni sous quelle forme et combien d'hommes seront déployés. La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a souligné que des discussions multilatérales sur l'établissement de cette force auraient lieu "au cours des prochains jours".
Surtout, malgré l'insistance de plusieurs participants, dont les pays arabes et la France, aucun appel à un arrêt immédiat des combats n'a pu être trouvé. "Nous avons longuement discuté avec Madame Rice. Madame Rice proposait qu'on travaille immédiatement sur une cessation des hostilités. Nous, nous voulions une cessation des hostilités immédiate", a expliqué Philippe Douste-Blazy, le ministre des Affaires étrangères. La déclaration finale, lue par le ministre italien des Affaires étrangères Massimo d'Alema, précise que ce cessez-le-feu doit être "durable, permanent et complet", alors que sur le terrain les combats se sont intensifiés.
Le Liban pour un échange
Les pays participants s'engagent également dans leur déclaration à aider le gouvernement libanais a faire face à la situation, et à acheminer une aide humanitaire immédiate. Ils se félicitent aussi de l'acceptation par Israël de l'acheminement de l'aide humanitaire vers le pays.
Le Premier ministre libanais a demandé pour sa part à la Conférence l'extension du rôle de la Force d'Interposition des Nations Unies au Liban (FINUL) dont il a souhaité que le nombre, l'équipement, le mandat et le périmètre d'action soient immédiatement augmentés. Fouad Siniora a aussi solennellement demandé un échange de prisonniers entre Israël et le Liban. Le dirigeant libanais souhaite que cet échange se fasse sous les auspices du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Minute de silence
La réunion s'était ouverte, à la demande de Kofi Annan, par une minute de silence à la mémoire des quatre observateurs de l'Onu tués dans un bombardement israélien au Liban sud. Le secrétaire général de l'ONU a estimé qu'elle était le résultat d'une "attaque apparemment délibérée" des forces israéliennes contre les soldats de l'ONU. Il a appelé le gouvernement israélien "à mener une enquête approfondie".
Pour sa part, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a appelé Kofi Annan pour lui exprimer ses "profonds regrets" pour ce drame, qu'Israël a qualifé d'accidentel, et pour exprimer ses "réserves" sur les propos du secrétaire général.
Photo d'ouverture : Condoleezza Rice et Kofi Annan - DR
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