Liban : la France plaide la trêve humanitaire

le 19 juillet 2006 à 12h52 , mis à jour le 19 juillet 2006 à 22h22

Le chef de l'Etat, à l'issue d'une réunion de crise à l'Elysée sur le Liban, a demandé ce mercredi la mise en place de "corridors humanitaires" à l'intérieur du pays ainsi qu'entre le Liban et Chypre. Il a annoncé l'envoi d'un avion gros porteur à destination du Liban transportant de l'aide d'urgence : groupes électrogènes, eau, médicaments.

TF1/LCI : Jacques Chirac s'exprimant mercredi sur le Liban depuis l'Elysée Jacques Chirac s'exprimant mercredi sur le Liban depuis l'Elysée © DR

C'est depuis l'Elysée, à l'issue d'une réunion de crise à laquelle participaient Dominique de Villepin et les principaux ministres concernés, que Jacques Chirac a lancé mercredi à la mi-journée son appel en faveur du Liban. La réunion visait à "faire le point sur la situation au Liban", qui, a indiqué le chef de l'Etat, "nous préoccupe énormément".

"Il faut établir des corridors humanitaires à l'intérieur du Liban pour permettre le déplacement de populations qui ont besoin de bouger, elles doivent pouvoir le faire dans une certaine sécurité. Et des corridors également entre le Liban et l'extérieur, c'est-à-dire essentiellement pour le moment entre le Liban et Chypre", a indiqué le chef de l'Etat dans une déclaration à la presse. Jacques Chirac a également annoncé l'envoi d'un avion gros porteur emportant des médicaments, des installations pour l'eau potable et des groupes électrogènes pour les hôpitaux. Cet avion, qui répond à "un appel à l'aide du gouvernement libanais" doit partir "dans les heures qui viennent" pour Larnaca, d'où sa cargaison sera transportée au Liban par bateau. 

"Les gestes indispensables pour un retour à la paix"

Jacques Chirac a également énoncé comme deuxième "urgence" l'imposition d'une "trève humanitaire pour ne pas laisser la situation se développer comme elle se développe actuellement", alors que ce pays est quotidiennement bombardé par l'aviation israélienne depuis le début de l'offensive le 12 juillet. Le chef de l'Etat a rappelé les conditions d'un apaisement du conflit, qu'il a qualifiées de "gestes indispensables pour un retour à la paix" : la libération des soldats israéliens enlevés par le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais, l'arrêt des tirs de roquettes sur Israël, l'arrêt des bombardements "qui détruisent à la fois les équipements indispensables à la vie du Liban et qui font hélas des victimes, morts et blessés".

Concernant la Palestine, Jacques Chirac a également jugé "indispensable de reprendre le dialogue avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas". Et il a jugé que "les Libanais doivent comprendre (...) qu'il ne peut pas y avoir de Liban stable politiquement, assumant ses responsabilités et son développement, de Liban démocratique, si une partie de son territoire est occupée par des milices qui n'obéissent pas au gouvernement central libanais".

Photo d'ouverture : Jacques Chirac s'exprimant mercredi sur le Liban depuis l'Elysée - DR

le 19 juillet 2006 à 12:52
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