
- Pas de cessez-le-feu dans les prochains jours
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a affirmé lundi qu'il n'y aura pas de cessez-le-feu au Liban "dans les prochains jours". "Nous finirons (la guerre) lorsque la menace qui plane sur nos têtes sera écartée, lorsque nos soldats enlevés reviendront chez eux et que nous pourrons vivre en toute sécurité dans nos maisons", a-t-il déclaré devant des responsables des collectivités locales.
Et d'affirmer : "nous continuerons à poursuivre le Hezbollah en tout lieu et en tout temps et nous ne lui permettrons pas de récupérer ses capacités" combattantes.
- Une courte trêve
La trêve est fragile. L'aviation israélienne a ainsi lancé lundi après-midi des attaques ponctuelles contre des positions du Hezbollah dans le secteur du village de Taybeh au Liban-Sud en "appui aux forces terrestres", a annoncé un porte-parole militaire.
Au lendemain du carnage de Cana où 50 civils ont été tués, l'Etat hébreu avait déclaré dans la nuit de dimanche à lundi une trêve de 48 heures dans ses frappes aériennes sur le sud du Liban. Le temps de mener une enquête sur ce massacre qu'Israël refuse de voir comme une bavure.
L'Etat hébreu présente ses excuses et commence à parler d'"erreur" mais accuse le Hezbollah d'être responsable de la mort de ces civils en affirmant que la milice du parti chiite utilise "le village de Cana comme base de tirs de roquettes". Le Liban observe ce lundi un jour de deuil officiel pour les 52 victimes que Cana commence à enterrer.
L'Etat hébreu se réserve le droit d'agir contre des cibles préparant des attaques contre lui. Ce répit des frappes devait permettre aux civils de quitter le sud pour se réfugier vers le nord, de mieux acheminer l'aide humanitaire qui peine à arriver malgré le corridor mis en place depuis plusieurs jours, d'enterrer les morts...
- Exode
Profitant de l'arrêt des bombardements aériens dans le Sud, des centaines de civils ont pris leur voiture et remontent vers le Nord, moins exposé. Sur le front humanitaire, la Croix-Rouge internationale a acheminé le premier convoi d'aides au village frontalier de Rmeich au Liban-sud, où 30.000 réfugiés sont bloqués depuis près de deux semaines, au moment où les étrangers qui le désirent continuaient d'être évacués du pays. Plus de 800.000 personnes ont été déplacées au Liban depuis le début de l'offensive.
- Raids israéliens sur Masnaa, cinq blessés
L'aviation israélienne a conduit lundi deux raids sur le poste-frontière entre le Liban et la Syrie, blessant quatre fonctionnaires des douanes libanaises et un civil, ont annoncé des sources de sécurité. Un missile a touché un camion de légumes arrêté près du bâtiment des douanes et un autre missile est tombé au-delà du poste, dans la zone franche séparant les deux pays, a-t-on appris de même source. Il s'agit de la troisième journée consécutive de frappes israéliennes sur la frontière libano-syrienne, qui est fermée de facto.
- Le Hezbollah affirme avoir détruit un navire de guerre israélien
Le Hezbollah a affirmé avoir détruit lundi après-midi un bâtiment de guerre israélien au large de Tyr, au Liban sud. Une information démentie par Tsahal.
- Découverte de vingt cadavres sur les routes du Liban sud
Les équipes de la Croix-Rouge libanaise ont découvert lundi vingt cadavres, dont celui d'un enfant de 8 ans, sur les routes du Liban sud, a indiqué un porte-parole de cette organisation à Tyr. Par ailleurs, le Hezbollah a fait état lundi soir de la mort de deux de ses combattants.
Douste-Blazy courtise l'Iran
Le ministre français des Affaires étrangères est arrivé lundi à Beyrouth "pour contribuer à la recherche d'une solution" au conflit. Le chef de la diplomatie française, dont c'est la seconde visite en moins de deux semaines, a rappelé le soutien de la France au peuple libanais. Il a salué le "premier signe positif" que constitue la trêve israélienne de 48 heures, tout en déplorant qu'elle ne soit pas un cessez-le-feu "immédiat".
Avant de rencontrer le Premier ministre libanais, Fouad Siniora, Philippe Douste-Blazy a redit "l'importance de mettre le gouvernement libanais au centre" du processus de paix, car "le plan français est basé sur la garantie de la souveraineté du Liban".
Lors de sa conférence de presse mensuelle, Dominique de Villepin a lui aussi souligné que l'arrêt des bombardements israéliens au Liban pendant 48 heures était "un premier pas insuffisant", mais a plaidé à nouveau pour un "cessez-le feu durable", préalable au déploiement de la force internationale.
- Le Liban demande une enquête sur le drame de Cana
Le ministre libanais des Affaires étrangères par intérim, Tarek Mitri, a demandé l'ouverture d'une enquête internationale sur le drame de Cana, lundi devant le Conseil de sécurité de l'Onu. Il a également demandé un cessez-le-feu immédiat dans le conflit entre Israël et la milice chiite libanaise Hezbollah.
Bush veut un cessez-le-feu "urgemment"
Le président américain a affirmé lundi que les Etats-Unis travaillaient à obtenir "urgemment" un cessez-le-feu au Liban. La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice "était dans la région au cours du week-end, et elle travaille urgemment à un cessez-le-feu viable, un cessez-le-feu qui dure", a déclaré George W. Bush.
"Nous allons travailler avec nos alliés pour présenter devant le Conseil de sécurité des Nations unies une résolution qui mette fin à la violence et jette les bases d'une paix durable", a-t-il dit, faisant référence aux discussions qui devaient débuter ce lundi.
Mais il a assuré que "cette crise a commencé avec les attaques terroristes non-provoquées" du Hezbollah contre Israël et a affirmé que l'Etat hébreu exerçait "son droit à se défendre".
La secrétaire d'Etat américaine a aussi déclaré lundi à Jérusalem, peu avant son retour vers Washington, qu'un cessez-le-feu et une solution durable à la crise libanaise pouvaient être trouvés cette semaine, sans toutefois évoquer le sort des deux soldats israéliens enlevés par le Hezbollah le 12 juillet.
- Mandat prolongé pour la Finul
Le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban se terminait ce lundi 31 juillet. Il a été renouvelé pour un mois. Présente au sud-Liban depuis 1978, ce dernier était régulièrement revouvelé tous les six mois.
(Ehud Olmert lundi 31 juillet/DR))
Retour MYTF1
Chargement en cours...




