
"La guerre", "Déclaration de guerre". Le ton de la presse israélienne était donné ce jeudi par ses deux plus grands journaux, Yedioth Aharonot et Maariv, qui considèrent qu'un nouveau conflit a éclaté.
"Mais cette fois, nous devons aller jusqu'au bout", écrit l'éditorialiste du quotidien Maariv (populaire indépendant). "Israël ne peut pas reculer. Le moment est venu pour Ehud Olmert d'être intransigeant, il s'agit là d'un test qu'il doit réussir", estime encore le quotidien.
Même ton dans les pages du plus fort tirage d'Israël, le Yedioth Aharonoth, qui souligne que la réponse d'Israël doit être "sans appel". "Tout ce qui est lié de près ou de loin au Hezbollah doit être attaqué : quartiers généraux, camps d'entraînement, convois, bureaux, entrepôts", insiste le journal. Selon lui, "l'armée israélienne doit également porter atteinte aux intérêts économiques libanais". "L'opinion publique israélienne est lasse des opérations militaires ratées et de la faiblesse de ses hommes politiques", conclut le Yédiot Aharonoth.
Le Haaretz (libéral) met pour sa part en garde contre le risque d'une "récidive" de la guerre du Liban menée par Israël entre 1982 et 1985, suivie de l'occupation du Liban sud, achevée en mai 2000. "Israël est en situation de guerre dans les territoires (palestiniens) et face au Hezbollah. Sa force de dissuasion doit être restaurée car les enlèvements ont érodé cette capacité. Mais il ne doit pas laisser ces enlèvements l'entraîner dans une guerre régionale", écrit le quotidien.
La presse, dans son ensemble, critique par ailleurs l'armée pour avoir été surprise par les enlèvements de soldats, un scénario qui aurait dû être mieux étudié, notamment par les renseignements militaires. "Cet échec est d'autant plus cuisant (...) qu'il n'agit pas tout à fait d'une surprise", écrit le Haaretz en rappelant des déclarations menaçantes du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah en avril à l'encontre d'Israël.
(photo : le site de Yedioth Aharonot )
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