Tchétchénie : Chamil Bassaïev © DRA quelques jours de la tenue du sommet du G8 à Saint-Petersbourg, la nouvelle ne pouvait pas mieux tomber pour Vladimir Poutine, le président russe : Chamil Bassaïev était en effet l'ennemi numéro un des forces russes dans le Caucase, et notamment en Tchétchénie.
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Publié le 17/03/2010
C'est notamment lui qui avait organisé et revendiqué la prise d'otages de l'école de Beslan -plus de 300 morts- en septembre 2004, en Ossétie du nord, ainsi que celle du théâtre de la Doubrovka à Moscou en octobre 2002 (130 morts).
Deux versions
Selon le chef des services secrets du FSB (ex-KGB), Chamil Bassaïev, 41 ans, a été tué dans la nuit de dimanche à lundi avec plusieurs autres combattants alors qu'ils "préparaient un attentat en Ingouchie", république russe voisine de la Tchétchénie, également gagnée par la rébellion. Son corps n'a cependant pas été montré à la télévision, contrairement à ce qui avait été fait pour les "présidents" rebelles éliminés auparavant, Aslan Maskhadov et Abdoul-Khalim Saïdoullaïev. "C'est un châtiment mérité pour ces bandits, au nom de nos enfants à Beslan, à Boudennovsk, pour tous les attentats qu'ils ont commis à Moscou et dans les autres régions de Russie, dont l'Ingouchie et la Tchétchénie", a commenté Vladimir Poutine.
Le mouvement rebelle tchétchène a confirmé sur internet la mort du chef de guerre, mais en donnant une version quelque peu différente : il aurait été tué "accidentellement" dans l'explosion d'un convoi d'explosifs et non lors d'une opération spéciale des forces russes.
Rébellion décapitée
Cette mort marque une importante victoire pour Moscou, qui a lancé en octobre 1999 une opération armée en Tchétchénie, qualifiée d'"antiterroriste", après une première guerre contre un pouvoir séparatiste entre 1994 et 1996. Elle laisse en effet le mouvement rebelle quasiment décapité, malgré la nomination d'un président indépendantiste peu connu, Dokou Oumarov, pour succéder à Abdoul-Khalim Saïdoullaïev, tué le 17 juin en Tchétchénie. "Nous savons cependant que la menace terroriste est encore très grande", a concédé Vladimir Poutine, plaidant en faveur d'un renforcement de la lutte antiterroriste alors que des cellules rebelles ont essaimé dans tout le Caucase russe.
(photo d'archives : Chamil Bassaïev)
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