
Vers le bras de fer ? Au lendemain du lancement de sept missiles dans la mer du Japon, dont un à longue portée pouvant potentiellement atteindre les USA, la Corée du Nord a affirmé jeudi son droit à tester des missiles. Elle a même promis de nouveaux tirs de missiles. Ces lancements ont pourtant provoqué les réactions de toutes parts sur la scène internationale.
Réunie en Conseil de sécurité mercredi, l'ONU pourrait adopter une résolution afin d'infliger des sanctions à l'encontre de l'Etat communiste. Mais Russie et Chine pourraient voter contre. Pékin l'a d'ailleurs déjà sous-entendu en disant vouloir faire primer "le dialogue et la consultation" avec la Corée du Nord. Pyongyang menace d'ailleurs de prendre des mesures de rétorsion "vigoureuses" en cas de sanctions de l'ONU.
Un autre essai ?
Pour apaiser les esprits, la Corée du Nord a réitéré son engagement en faveur de la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères nord-coréen cité par l'agence KCNA, les deux questions des essais et de la dénucléarisation ne sont en effet pas liées. Et Pyongyang pourrait d'ailleurs réaliser un tir d'essai d'un deuxième missile à longue portée Taepodong-2, une fois réglés les problèmes techniques qui ont fait échouer un premier test la veille, selon les services de renseignements sud-coréens.
Les capacités de l'armée nord-coréenne mises en doute |
| Les militaires sud-coréens et américains cherchent à rassurer. Selon eux, le fait que les sept missiles lancés mercredi par la Corée du Nord aient fini dans la mer du Japon, quelques minutes seulement après leur lancement, jette le doute sur les capacités de l'armée communiste. "Un missile qui échoue après 40 secondes n'est pas une menace pour le territoire des Etats-Unis", souligne ainsi le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, Stephen Hadley. Selon les experts, cet échec de Pyongyang va miner ses efforts visant à vendre ses missiles et sa technologie en matière de missiles à des pays comme l'Iran ou la Syrie. Selon la presse japonaise, une délégation de dix spécialistes des missiles de Téhéran se trouvait en Corée du Nord au moment du lancement (d'après AFP). |
Photo d'ouverture : archives
Retour MYTF1
Chargement en cours...




