© LCI"Ce qui s'est passé ici est un acte criminel". Spike Lee n'a jamais fait dans la langue de bois. Et ce n'est pas avec son nouveau documentaire When the levee broke : a Requiem in four acts (Quand les digues cèdent : un requiem en quatre actes) qu'il a l'intention de commencer.
Le réalisateur de Malcom X a ainsi profité de la présentation de son film - qui sera diffusé prochainement sur la chaîne câblée américaine HBO- pour dénoncer l'attitude des autorités américaines lors du passage de Katrina sur La Nouvelle-Orléans. "J'aimerais voir quelqu'un mis en prison", a-t-il notamment lancé, en affirmant que la population noire de la ville a été volontairement sacrifiée par des responsables politiques.
Bush en ligne de mire
Le cinéaste, qui a effectué neuf séjours sur place, donne notamment la parole à plus d'une centaine d'habitants des zones pauvres inondées. Ces témoins indiquent que certaines digues ont été volontairement dynamitées pour empêcher que des quartiers résidentiels, majoritairement peuplés de Blancs, ne soient inondés. Même si cette thèse a depuis été contredite par des experts, Spike Lee maintient sa version. "En tant que Noir américain de ce pays, je pense que le gouvernement est capable de tout. En tant que réalisateur, pourquoi devrais-je revoir au montage les déclarations de gens qui jurent sur la Bible qu'ils ont entendu une explosion ?", explique-t-il. "C'est à vous de vous forger une opinion", conclut-il.
Parmi les personnalités pointées du doigt, figurent le responsable des services de secours d'urgence (Fema), Michael Brown, et le président George W. Bush dont beaucoup estiment qu'il a réagi trop tardivement et trop faiblement.
"Des réfugiés climatiques" |
Parmi les régions présentant le plus de risques d'être frappées à l'avenir par les effets dévastateurs du changement climatique, Lester Brown cite, en dehors du Sud-Est des Etats-Unis, les régions du Sud-Est de la Chine. |
(photo d'archives : Spike Lee)
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