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L'armée libanaise commence son déploiement dans le Sud


le 17 août 2006 à 07h32
Temps de lecture
4min
Photo TF1-LCI

Photo TF1-LCI /

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MondeL'armée libanaise a commencé jeudi matin à faire mouvement en direction du Liban Sud, traversant le fleuve Litani, où elle doit se déployer afin de consolider la trêve entre le Hezbollah et Israël. Parallèlement, l'armée israélienne annonce qu'elle commence à "transférer ses responsabilités" dans la région, avec le début du déploiement.
  • L'armée libanaise fait mouvement au Sud du Liban

L'armée libanaise a commencé jeudi matin son déploiement dans le sud du pays traversant le fleuve Litani, pour permettre la consolidation de la trêve entre le Hezbollah et Israël, a annoncé un haut responsable militaire. Les premiers éléments de la 10e Brigade d'infanterie de l'armée libanaise, forte de 2.500 hommes, sont arrivés dans la ville de Marjayoun (à 7 km de la frontières israélienne) et se déploieront dans les 24 heures le long de la frontière israélienne.

L'armée israélienne, quant à elle, a annoncé jeudi qu'elle avait commencé à "transférer ses responsabilités" au Sud-Liban avec le début du déploiement de l'armée libanaise dans la région.

  • Finul renforcée: 49 pays invités jeudi à une réunion de l'ONU

Quarante-neuf pays doivent participer jeudi à une réunion avec les experts de l'Onu destinée à préciser les termes d'engagement de la future force de l'Onu au Liban, avant que certains d'entre eux décident de lui fournir des contingents. Cette réunion, prévue dans l'après-midi doit permettre "d'éclaircir les termes d'engagement de la Finul renforcée prévue par la résolution 1701 du Conseil de sécurité, et d'en définir clairement les implications légales". Plusieurs pays, dont la France sur laquelle l'Onu compte pour fournir l'ossature de la future force, ont souhaité obtenir des précisions sur ces termes avant de s'engager. Le ministre australien des Affaires étrangères, Alexander Downer, a, quant à lui, jugé "hautement improbable" l'envoi par son pays de troupes dans le cadre de cette future force élargie.

Cette résolution 1701 prévoit le déploiement au Liban sud d'une Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) renforcée de 15.000 hommes (contre 2.000 actuellement), en appui de 15.000 soldats de l'armée libanaise promis par Beyrouth, parallèlement au retrait progressif de l'armée israélienne.

  •  Tsahal a commencé à céder la place à la Finul 

L'armée israélienne a annoncé avoir commencé mercredi soir à se retirer d'une partie du sud du Liban dont le contrôle a été pris par la Finul. Ce retrait "par étapes" a débuté notamment près de Marjayoun, au nord de Bint Jbeil.

  • La France pose ses conditions pour commander la Finul 

Michèle Alliot-Marie, ministre française de la Défense, a affirmé mercredi sur France 2 que la France serait prête, comme elle y est pressentie, à assurer le commandement de la Force internationale des Nations Unies (Finul) élargie, censée compter quelque 15.000 hommes au Liban-Sud. La ministre de la Défense a toutefois précisé qu'il faudrait d'abord que le mandat et les moyens de ce commandement et de cette force soient précisés : "la question, aujourd'hui, ce n'est pas combien et quand, c'est pour quoi faire et comment" et des pays musulmans et européens doivent s'engager aux côtés de Paris. D'autant qu'une mission "floue" pourrait "se transformer en catastrophe".

La France, qui est dans la Finul actuelle depuis 1978 avec 200 soldats sur 2000, en assure déjà "aujourd'hui le commandement", a rappelé la ministre. "Nous allons continuer d'assurer ce commandement, nous sommes prêts à le faire jusqu'au mois de février prochain, y compris pour la Finul élargie". Le mois de février constitue en effet le terme du mandat du général français Alain Pellegrini à la tête de cette force. "Depuis le début de la crise, c'est l'armée française qui assure l'intégralité du ravitaillement de la Finul", a précisé la ministre.

  • Israël parle de violation de la résolution onusienne 

Tzipi Livni, la ministre israélienne des Affaires étrangères, a affirmé mercredi que la non-libération des deux soldats enlevés le 12 juillet par le Hezbollah, constituait " une violation claire de la résolution" 1701 de l'Onu. Celle-là même qui a permis le cessez-le-feu lundi. La ministre a réclamé depuis le siège de l'Onu à New York "la libération immédiate et inconditionnelle des otages israéliens", après s'être entretenue avec le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan.

En réalité, la résolution 1701 n'exige pas spécifiquement cette libération mais souligne la nécessité de remédier aux causes ayant donné naissance à la crise, "notamment en obtenant la libération inconditionnelle des soldats israéliens enlevés".

(Photo TF1-LCI, jeudi matin)

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  • Romeo : Je ne comprends pas, l'armée se déploie quand la querre est fini!!!!et avant elle était ou pour défendre le Liban,que de la magouille....

    Le 17/08/2006 à 09h23
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