Commentant pour la première fois publiquement la décision de Fidel Castro de céder provisoirement ses pouvoirs pour raisons de santé, George W. Bush a invité les Cubains à oeuvrer pour la promotion de la démocratie sur l'île caraïbe.
"Les Etats-Unis sont totalement engagés à appuyer les aspirations pour la démocratie et la liberté du peuple cubain. J'appelle instamment le peuple cubain à travailler au changement démocratique sur l'île ", a déclaré le président américain dans un communiqué publié au Texas où il se trouve.
Cette déclaration peut s'interpréter comme une recommandation implicite à ne pas émigrer en masse vers les Etats-Unis, contrairement au département d'Etat qui a été moins équivoque pour sa part: "Nous encourageons les Cubains (...) à demeurer à Cuba pour travailler à des changements positifs", a écrit le porte-parole de la diplomatie américaine Sean McCormack dans un communiqué.
Appui américain
M. Bush a affirmé garantir l'appui américain aux "efforts pour établir à Cuba un gouvernement de transition engagé vers la démocratie". Les Etats-Unis observeront attentivement et se souviendront de ceux qui se seront opposés à la volonté populaire d'un "Cuba libre", a-t-il prévenu.
Selon le porte-parole de la diplomatie américaine, la désignation provisoire du frère de Fidel Castro à la tête de l'Etat "nie au peuple cubain le droit d'élire librement son gouvernement"."Nous craignons une crise migratoire" comme celles de 1994 ou de 1980, où des dizaines de milliers de "boat-people" avaient pris la mer, a indiqué Mark Falcoff, analyste d'un centre conservateur de recherche American Enterprise (AEI).
La Maison Blanche a écarté de tendre la main à Raul Castro, "gardien des prisons" pour le compte de son frère dont il prolonge la dictature. Mais elle s'est gardée d'appeler ouvertement à exploiter la maladie de Fidel Castro pour changer le régime.








