La plus jeune soeur de Fidel Castro a assuré mercredi que le dictateur cubain est sorti des soins intensifs après une opération à la suite d'une hémorragie intestinale. "Maintenant il attend de voir ce qui se passe", a déclaré Juanité, exilée à Miami depuis 1964. Plus tôt dans la journée, le président du Parlement cubain, Ricardo Alarcon avait affirmé que le Lider maximo était "plein de vitalité", "très éveillé, très alerte". Reste que ni Castro ni son frère Raul à qui il a confié les rênes du gouvernement ne sont apparus en public depuis l'annonce lundi de son retrait provisoire.
Le seul communiqué présidentiel diffusé depuis mardi soir par demeure quasiment "réservé" sur l'état physique du chef d'Etat. "Au moral, je me sens parfaitement bien", a pourtant celui qui aura 80 ans le 13 août prochain. "En raison des plans de l'empire (américain), mon état de santé est converti en secret d'Etat qui ne peut être divulgué constamment, et les compatriotes doivent le comprendre", a-t-il prévenu. Il faudra "beaucoup de jours" avant de pouvoir prononcer un "verdict" sur une "situation stable", a-t-il ajouté.
Soutien nord-coréen
Dans les quartiers pauvres de la capitale, la présence policière a été légèrement renforcée et des organisations communistes de quartier ont affirmé que "des groupes de réaction rapide" avaient été mobilisés. Des sources anonymes sur place ont affirmé que les militaires ont été mobilisés dans les casernes. Déjà des exilés cubains lancent un appel aux responsables de l'armée cubaine et aux civils pour établir un gouvernement provisoire pour "mettre fin à la dictature des frères Castro".
S'il est toujours vivant, ce dont officiellement Washington ne douait pas mercredi, sans doute Castro trouvera-t-il un peu de réconfort dans le message que lui a fait parvenir mardi le dictateur nord-coréen Kim Jong-il, lui souhaitant un rapide rétablissement afin de "poursuivre superbement la révolution cubaine".
(Image d'archive TF1/LCI : Fidel Castro)







