© TF1Depuis l'annonce du complot visant à faire exploser des avions en vol entre Londres et les Etats-Unis, la psychose règne dans le ciel. Après le déroutage d'un appareil à Boston la semaine dernière en raison d'une crise de claustrophobie d'une passagère, l'histoire survenue mercredi dernier à Malaga en est une nouvelle illustration.
Environ 150 passagers, la plupart britanniques, avaient pris place à bord du vol de la compagnie britannique Monarch Airlines, à destination de Manchester. Parmi eux, deux hommes âgés d'une vingtaine d'années, de type "oriental", terme qui peut aussi bien désigner outre-Manche des personnes originaires du sous-continent indien -donc Pakistanaises- que du Moyen-Orient.
Attitude suspecte
Très rapidement, leur habillement -ils sont chaudement vêtus- et leur comportement -ils parlent arabe et regardent leur montre frénétiquement- inquiètent. Au point que les autres passagers refusent que l'avion ne décolle si les deux "suspects" ne sont pas débarqués. Après de multiples palabres, ils obtiennent finalement gain de cause. Les deux passagers sont alors conviés à quitter l'avion, qui partira avec trois heures de retard.
Interrogés par la police espagnole, ils seront rapidement mis hors de cause et repartiront sur un vol suivant. Ils ont l'intention de porter plainte contre la compagnie aérienne et devraient percevoir des indemnités conséquentes pour discrimination raciale. L'incident a été vivement condamné par la communauté musulmane britannique, qui le décrit comme "triste et choquant". "C'est totalement irrationnel", souligne notamment le député musulman de Birmingham, Khalid Mahmood.
(photo DR-archives)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




