
- ONU : la France et la Ligue arabe plaident en faveur du Liban
La France plaide auprès des Etats-Unis pour un report du dépôt au Conseil de sécurité de l'Onu de la résolution sur le Liban, afin d'inclure "quelques amendements", dont le retrait israélien du Sud-Liban et les fermes de Chebaa, a déclaré lundi sur France 3 le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy.
Autre soutien pour le Liban : celui de la Ligue arabe. Fouad Siniora, le Premier ministre libanais, a dit avoir obtenu, lors de la réunion de lundi à Beyrouth avec tous les ministres des Affaires étrangères des pays arabes, leur soutien total à son plan de règlement du conflit entre le Hezbollah et Israël, présenté le 26 juillet.
Une délégation de la Ligue arabe s'est d'ailleurs rendue à New York pour tenter de modifier le projet franco-américain. Ce plan prévoit notamment l'envoi de l'armée libanaise dans le sud du Liban, la mise sous juridiction onusienne du secteur frontalier des fermes de Chebaa, occupé par Israël, et la réactivation de l'accord d'armistice libano-israélien de 1949, après la proclamation d'un cessez-le-feu et un échange de prisonniers entre le Hezbollah et Israël.
- Israël réclamerait aussi des modifications
De son côté, Israël aurait demandé aux Etats-Unis d'apporter des modifications au projet de résolution de l'ONU pour mettre fin au conflit, réclamant des mesures plus sévères sur le chapitre des ventes d'armes au parti chiite, selon un quotidien israélien.
- Bush pour un texte de l'Onu dans les meilleurs délais
Le président des Etats-Unis a assuré lundi que son pays allait oeuvrer avec ses partenaires pour obtenir, dans les meilleurs délais, une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu sur la fin des hostilités au Liban. "Je comprends que les deux parties (libanaise et israélienne) ne vont pas être d'accord avec tous les aspects de la résolution, mais l'intention des (deux) résolutions (successives prévues) est de renforcer le gouvernement libanais", a-t-il déclaré.
Plusieurs ministres des Affaires étrangères des pays membres du Conseil de sécurité, dont la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, sont attendus mardi à l'Onu. La secrétaire d'Etat a soutenu que le projet de résolution constituait une "base solide" pour un règlement, mais a estimé qu'il fallait "prendre un peu de temps" pour dissiper les objections des différentes parties. Le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra un débat public mardi après-midi en présence de plusieurs ministres arabes, a annoncé lundi l'ambassadeur du Qatar à l'Onu, Abdulaziz Al-Nasser.
- Conférence de la Ligue arabe
La conférence ministérielle arabe de soutien au Liban, à l'initiative de l'Arabie saoudite, a débuté lundi après-midi à huis clos au siège du gouvernement libanais, dans le centre de Beyrouth. La réunion regroupe les ministres arabes des Affaires étrangères, avec le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa et le Premier ministre libanais Fouad Siniora. Est ainsi présent le représentant syrien : c'est la première fois qu'un officiel syrien revient sur sol libanais depuis le retrait des troupes syriennes en 2005. Beyrtouh avait laissé entendre dimanche qu'elle demanderait aux pays arabes de refuser le projet de résolution franco-américain.
Une délégation de la Ligue arabe se rendra lundi soir à New York afin de tenter d'obtenir une modification du projet de résolution.
- Les cinq "Grands" discutent des objections libanaises
En attendant, les ambassadeurs des cinq "Grands" du Conseil de sécurité de l'ONU se sont réunis dimanche pour discuter des objections libanaises au projet de résolution franco-américain, sans parvenir à résoudre le problème. L'ambassadeur de Russie a invité les Libanais et les pays arabes à "lire très attentivement ce projet. Il contient un appel clair à une cessation des hostilités", a-t-il dit. Le Liban demande que le projet franco-américain soit amendé pour exiger le retrait des forces israéliennes du territoire libanais, immédiatement après la cessation des hostilités.
- La France répond aux réticences libanaises
Le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, tente de convaincre les Libanais. Il a dit avoir "pris note" des demandes du Liban, mais appelé ce pays à "comprendre" qu'un accord devra obtenir l'aval des "deux" parties en conflit. Jacques Chirac, qui s'est entretenu dimanche avec le Premier ministre britannique Tony Blair, a pour sa part souligné que la résolution "devait prendre en compte les préoccupations de tous".
Lundi, les raids israéliens se poursuivent, principalement au Liban-Sud.
Pour toutes les informations sur les raids israéliens et les attaques du Hezbollah, cliquez-ici.
(Photo d'ouverture TF1-LCI : Conseil de sécurité)
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