© INTERNE"Tout ce que je sais c'est qu'elle va bien", a dit le numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), Raul Reyes, au Figaro de jeudi. "Elle lit, elle marche, elle fume, comme les autres otages. Et j'imagine que tous les jours, elle se demande quand elle va enfin être libérée. Comme tous les guérilleros emprisonnés" a-t-il précisé.
Raul Reyes appelle la France, la Suisse et l'Espagne, qui avaient proposé le 13 décembre la création d'une zone démilitarisée sous contrôle international dans le sud-ouest du pays pour négocier un accord entre le gouvernement et les Farc, à faire "d'autres propositions".
58 otages contre 500 rebelles
"Le rôle de la France (...) est très positif", estime-t-il, mais à présent la décision de démilitariser ou pas la zone que nous demandons revient au gouvernement colombien". "Le projet d'échange humanitaire est au point mort", précise ainsi le porte-parole des FARC, principale guérilla de Colombie composée de 17.000 combattants, qui propose d'échanger 58 otages contre 500 rebelles emprisonnés.
Raul Reyes a tenu a souligner enfin qu'"il y a en Colombie des guérilleros en prison depuis vingt ans". "Alors, si les guérilleros peuvent passer vingt ans en prison, les autres (les otages) le peuvent aussi"
D'après AFP
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