Les violences en Irak interpellent la communauté internationale, malgré les affirmations rassurantes du président irakien Jalal Talabani. Ce dernier annonçait mercredi que les forces de sécurité irakiennes seraient en mesure d'assurer la sécurité de l'ensemble du pays d'ici la fin de l'année. Même les Etats-Unis commencent à craindre le pire.
Le général John Abizaid, chef du Commandement central américain (Centcom), qui supervise les opérations américaines en Irak, a minimisé les chances de réduire les effectifs militaires américains en Irak cette année. Si la violence interconfessionnelle ne s'arrête pas "il est possible que l'Irak sombre dans la guerre civile", a-t-il déclaré lors d'une audition devant la commission du Sénat sur les forces armées.
William Patey, l'ambassadeur britannique à Bagdad, évoquait quant à lui ce jeudi la probabilité d'une "guerre civile de faible intensité et d'une division de fait de l'Irak. Cette hypothèse serait, selon lui, plus probable qu'une transition réussie et substantielle vers une démocratie stable".
"La situation n'est pas désespérée"
"La situation n'est pas désespérée" même si l'Irak va demeurer "difficile et en désordre" pour "les prochaines cinq à dix années", conclut néanmoins le diplomate dans ce communiqué adressé au Premier ministre Tony Blair et au Foreign Office.
Selon un rapport de l'ONU, plus de 14.000 civils irakiens ont été tués au cours des six premiers mois de cette année.






