
A Beyrouth, première étape d'une tournée au Proche-Orient, le secrétaire général de l'Onu a demandé la levée du blocus qu'Israël a imposé au Liban après le début des hostilités le 12 juillet et qu'il maintient malgré l'entrée en vigueur d'une trêve le 14 août. Evoquant les deux soldats israéliens capturés le mois dernier par le Hezbollah et dont l'enlèvement avait mis le feu aux poudres, Kofi Annan s'est dit "sûr que l'on trouvera une solution". "Ils seront libérés", a-t-il dit, en appelant également à la libération des Libanais détenus en Israël. Concernant le contrôle de la frontière libano-syrienne, une question-clé qui divise les pays de la région, Kofi Annan s'est montré confiant.
- Chirac appelle à une conférence internationale
"J'appelle à un vaste élan de solidarité dans le cadre d'une conférence internationale à laquelle la France travaille", a déclaré le président français à l'occasion de la XIVe conférence des ambassadeurs. "Mais rien n'est possible sans le concours de tous les pays de la région" a-t-il précisé. Jacques Chirac a par ailleurs appelé Israël "à lever le blocus qui pénalise gravement l'économie libanaise et empêche de progresser dans la voie de la normalisation".
- La Turquie participera à la Finul renforcée
La Turquie a décidé de participer à la Force intérimaire des Nations unies. Elle ne précise pas encore combien de soldats seront dépêchés et quand. "La Turquie ne peut rester simple spectateur, comme un pays lointain, face aux événements qui se déroulent au Proche-Orient", a expliqué le porte-parole du gouvernement. Le parlement turc, actuellement en vacances, qui aura le dernier mot sur l'envoi de troupes à l'étranger, sera convoqué "dans les plus brefs délais" en session extraordinaire.
- Déploiement de la Finul renforcée "d'ici environ une semaine"
Le déploiement de la Finul aura lieu "d'ici environ une semaine", a déclaré dimanche soir le secrétaire général de l'Onu au Premier ministre israélien Ehud Olmert. La France, qui s'est engagée pour un total de 2000 Casques bleus, déploiera de nouvelles forces sur le terrain "d'ici 20 jours", selon sa ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie. L'Italie prévoit de faire partir dès mardi les premiers éléments de son contingent de 2000 à 3000 hommes. La Turquie a annoncé lundi sa participation ; selon la presse turque, elle pourrait envoyer de 600 à 1200 hommes.
- Le Hezbollah évacue 14 positions dans le secteur de Chebaa
Les combattants chiites du Hezbollah ont évacué quatorze positions armées dans le secteur disputé des fermes de Chebaa, dans le Sud du Liban, où doit se déployer la force internationale, a indiqué lundi une source des services de sécurité libanais. Le Hezbollah a "levé ses barrages de contrôle, fermé l'entrée des grottes et comblé ses tunnels avec des bulldozers et a retiré ses armes et son équipement", a-t-elle précisé. Les fermes de Chebaa, petit territoire montagneux de 20 km2 occupé par Israël depuis 1967 aux confins des frontières libanaises, syriennes et israéliennes, est revendiqué par le Liban avec le soutien de Damas.
- Nasrallah se veut rassurant
Le chef du Hezbollah a déclaré dimanche qu'il n'y aurait pas de problème avec la Finul renforcée tant que sa mission n'est pas de désarmer sa milice. Sans aller jusqu'à exprimer des regrets, Hassan Nasrallah a par ailleurs avoué avoir été surpris par l'ampleur de la riposte israélienne à la capture par sa formation le 12 juillet de deux soldats israéliens à la frontière. Il a d'autre part indiqué que des négociations indirectes avaient récemment commencé par l'intermédiaire du président du Parlement Nabih Berri pour un échange de prisonniers entre Israël et son parti et que l'Italie et l'Onu étaient "intéressées" pour y participer. Le chef du Hezbollah a également jugé qu'il n'y aurait pas de reprise des combats, mettant fin aux rumeurs exprimées par Israël.
La moitié des Libanais veulent le désarmement du Hezbollah |
Une légère majorité de Libanais, 51 %, souhaitent que le Hezbollah dépose les armes au terme d'un mois de conflit entre Israël et le mouvement chiite, selon un sondage Ipsos, publié par le quotidien francophone L'Orient, lundi. De larges divergences de points de vue selon les communautés religieuses interrogées, apparaissent: ainsi, 84% des Libanais chiites préfèreraient que le Hezbollah gardent ses armes, contre 79% des Druzes, 77% des chrétiens et 54% des sunnites qui veulent le voir désarmer. Par ailleurs, 81% des personnes interrogées soutiennent le déploiement d'une force internationale renforcée dans le sud du pays, le long de la frontière avec Israël, conformément à la résolution 1701 de l'Onu qui a permis de mettre un terme aux combats.
D'après AFP
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