des soldats de la Finul au Liban © LCIAprès l'annonce jeudi soir par Jacques Chirac de l'envoi de 1600 hommes, en plus des 400 Français déjà déployés au Liban, la réunion entre Kofi Annan et les 25 ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, qui doit démarrer vendredi à 15h à Bruxelles, s'annonce "très positive", a estimé une source européenne. Le général français Alain Pellegrini, qui commande la Finul, conservera a priori le commandement de la Finul renforcée sur le terrain. Jacques Chirac en a toutefois émis le souhait.
La contribution substantielle française devrait en effet "tranquilliser d'autres pays" européens, notamment l'Espagne et l'Italie, inquiets des réticences qu'avait montrées auparavant la France. Elle pourrait ainsi les encourager à préciser leurs propres contributions -l'Italie pourrait diriger l'ensemble de l'opération depuis le siège de l'Onu. M. Annan poussait les Européens à jouer un rôle moteur dans cette force, à laquelle les Etats-Unis, déjà très exposés en Irak ou encore en Afghanistan, ont décidé de ne pas participer sauf avec une contribution logistique.
15 000 hommes : "excessif" pour Chirac
En attendant, 170 soldats français du génie ont débarqué vendredi matin à Naqoura, dans le Sud du Liban dans le cadre des renforts déjà promis par Paris pour la Finul élargie. Ces hommes du 13e Régiment du génie et du 2e Régiment étranger de génie, partis de Toulon dimanche à bord du Foudre, ont rejoint 49 soldats du génie déjà arrivés au Liban samedi dernier.
Israël, qui s'est réjoui de cette annonce (Ecoutez Avi Pazner sur LCI.fr), souhaite que la force internationale prenne position non seulement à la frontière israélienne, mais aussi sur la frontière syrienne, pour stopper les transferts d'armes à la milice chiite dont sont accusés la Syrie et l'Iran. Damas a menacé de fermer sa frontière avec le Liban si une force internationale était déployée le long de cette frontière.
Levée du blocus
Aux termes de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'Onu qui a mis fin à 34 jours de combats et de bombardements entre Israël et la milice chiite libanaise du Hezbollah, la nouvelle force devrait compter 15.000 hommes.
Ce chiffre a néanmoins été jugé excessif vendredi par Jacques Chirac, lors d'une conférence avec Angela Merkel. La chancelière allemande et le président français ont par ailleurs demandé à Israël la levée du blocus maritime et aérien du Liban, à l'issue d'une rencontre à l'Elysée.
Guerre au Liban: la popularité du Premier ministre israélien est au plus bas |
Selon un sondage publié vendredi, la majorité des Israéliens se prononcent pour la démission du Premier ministre, Ehud Olmert, du ministre de la Défense et du chef d'état-major, le général, suite aux ratés de la guerre du Liban. La popularité du chef du gouvernement est au plus bas: 63% des Israéliens pensent que M. Olmert doit démissionner, 29% sont d'un avis contraire, et le reste sans opinion. 74% des personnes interrogées se disent mécontentes de sa direction des affaires, contre 26% seulement de satisfaites. Toutefois, une minorité d'Israéliens (27%) seulement souhaitent des élections anticipées, alors que 50% préfèrent l'entrée au gouvernement actuel des partis d'opposition de droite. Enfin, les Israéliens continuent à faire confiance à l'armée (82%).
D'après AFP
(Image TF1/LCI soldats de la Finul déployée au Liban Sud)
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