Philippe Douste-Blazy et Tzipi Lvini, le 23 août 2006, à Paris © TF1/LCI - Tzipi Livni en visite à Paris
"Le temps oeuvre contre ceux qui veulent voir cette résolution appliquée", a dit la chef de la diplomatie israélienne après sa rencontre à Paris avec Philippe Douste-Blazy. "Nous sommes actuellement dans la situation la plus sensible et la plus explosive qui soit", a ajouté Tzipi Livni, en soulignant que "l'armée israélienne est encore en territoire libanais" et que "l'embargo (sur les armes fournies au Hezbollah) n'est pas encore total". "Plus le Hezbollah pourra interpréter l'action internationale comme étant hésitante, plus les choses deviendront difficiles" a-t-elle affirmé.
- Finul élargie : l'UE en réunion extraordinaire vendredi avec Kofi Annan
La présidence finlandaise de l'Union européenne (UE) a annoncé mardi soir la convocation en urgence des 25 pays membres de l'UE, lors d'une réunion des chefs de la diplomatie vendredi à Bruxelles. Ils tenteront ainsi de mettre fin à leur valse-hésitation sur leur participation à la Finul élargie. Le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan participera également à cette réunion. La convocation des chefs de la diplomatie européens était réclamée par le ministre italien des Affaires étrangères, Massimo D'Alema, après que Rome se fut proposé pour assurer le commandement de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) élargie qui doit veiller à l'application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'Onu.
- La Syrie contre le déploiement d'une force internationale à la frontière libano-syrienne
Le président syrien Bachar al-Assad s'est prononcé contre le déploiement d'une force internationale à la frontière libano-syrienne, réclamé par Israël, qu'il considère comme un acte "hostile" à l'égard de son pays. Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a conditionné la levée du blocus maritime et aérien imposé au Liban au déploiement d'une force internationale à la frontière libano-syrienne et dans l'aéroport de Beyrouth, dans un entretien mardi avec l'émissaire de l'Onu, Terje Roed-Larsen. Israël réclame un tel déploiement pour faire cesser les transferts d'armes au Hezbollah libanais. Pour le président Assad, il s'agirait d'un acte "hostile" et d'"un retrait de la souveraineté libanaise". Il appelle ainsi le gouvernement libanais à "assumer ses responsabilités et à ne pas entreprendre d'action qui nuirait aux relations avec la Syrie".
- Amnesty accuse Israël de "crimes de guerre"
Dans un rapport publié mercredi, Amnesty International accuse Tsahal d'avoir "délibérément" visé des installations civiles. "La destruction extensive de centrales électriques, d'usines de traitements des eaux ainsi que d'infrastructures routières indispensables pour le transport de la nourriture et de l'aide humanitaire était délibérée et faisait intégralement partie de la stratégie militaire" d'Israël au sud Liban, affirme l'organisation. Et beaucoup de ces attaques ciblées contre des structures civiles, "des attaques indiscriminées et disproportionnées", "sont des crimes de guerre", insiste l'ONG.
- Israël confirme la mort d'un soldat au Liban-Sud
L'armée israélienne a confirmé qu'un militaire avait été tué et trois autres blessés, dont deux grièvement, lors d'une "opération" au Liban-Sud dans la nuit de mardi à mercredi. L'unité du soldat tué, de retour d'opération, "est entrée par erreur dans un champ de mines posées par l'armée israélienne au Liban-Sud à proximité de la frontière israélienne", a précisé Tsahal.
- Trois soldats libanais tués en déminant une bombe
Trois artificiers militaires libanais ont été tués mercredi au Sud-Liban alors qu'ils désamorçaient une bombe israélienne. Plusieurs civils ont également été tués ou blessés par des tels engins, mines ou munitions non explosées, depuis la fin des hostilités le 15 août.
(Photo : Philippe Douste-Blazy et Tzipi Livni, ce mercredi)
D'après AFP
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