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Liban : et maintenant ?

Edité par
le 14 août 2006 à 14h47
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4min
TF1-LCI Casques bleus de la Finul

TF1-LCI Casques bleus de la Finul /

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MondeLe cessez-le-feu au Liban est entré en vigueur ce lundi à 7h en application de la résolution 1701 des Nations Unies. Ce n'est que le début du processus tendant à ramener une paix durable en Israël et le Hezbollah. La France pourrait tenir un rôle clé dans le redéploiement au Liban-Sud de la Finul.
  • Après le cessez-le-feu, la résolution 1701 prévoit de pacifier le Liban-Sud

L'arrêt des combats, ce lundi à 7h (lire notre article), est la première étape de l'application de la résolution votée vendredi soir par le Conseil de sécurité de l'Onu. Le texte prévoit que le Liban et la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul), dont les effectifs passeront de 2000 (dont 200 Français) à 15.000 hommes, avec un mandat renforcé, déploient leurs forces ensemble à travers le sud du Liban, et qu'Israël retire parallèlement ses troupes de cette région. La résolution autorise aussi la Finul à "prendre toutes les mesures nécessaires dans les secteurs où ses forces sont déployées" pour empêcher toutes "activités hostiles". C'est donc une Finul plus musclée qui va intervenir au Sud-Liban.

D'ici à dix jours déjà, l'Europe prévoit d'envoyer 4000 hommes sur le terrain. Et le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, a appelé lundi les contributeurs potentiels de troupes à la Finul à se prononcer rapidement et "à ne ménager aucun effort, dans l'intérêt des populations civiles des deux côtés, pour maintenir et consolider" cette situation.

  • L'organisation de l'aide humanitaire

En attendant, les casques bleus de la Finul et l'armée libanaise ont commencé lundi à déblayer et réparer les routes pour permettre l'acheminement de l'aide humanitaire aux 100.000 habitants du Sud-Liban qui avaient été bloqués par les combats et aux évacués qui reviennent en masse.

La Suède a annoncé lundi qu'elle allait organiser le 31 août une conférence internationale sur l'aide au Liban, à laquelle des représentants de 60 gouvernements et organisations ont été conviés.

  • Les armées israélienne et libanaise discutent du retrait avec l'ONU

Le commandant des Casques Bleus au Liban a rencontré lundi des officiers libanais et israéliens pour préparer le retrait israélien du Liban-Sud et le déploiement de l'armée libanaise, a annoncé un porte-parole des Nations Unies.

Le ministre israélien de la Défense, Amir Peretz, a lui aussi déclaré lundi que l'Etat hébreu a "entamé des contacts avec la Finul pour commencer le transfert du contrôle sur le terrain". M. Peretz a toutefois assuré qu'Israël agirait avec détermination pour empêcher un retour du Hezbollah au Liban-Sud et pour s'assurer de sa démilitarisation. Ce que refusent pour le moment les combattants du Hezbollah. Le chef du mouvement a affirmé lundi soir ne pas vouloir désarmer "à la hâte et sous la pression". Le gouvernement libanais est actuellement en discussion avec la milice sur ce point.

  • La France, moteur de la Finul ?

La France, qui a joué tout au long du conflit un rôle diplomatique clé, est pressentie pour devenir "la nation cadre" d'une Finul renforcée dont elle pourrait prendre le commandement. Des experts des questions militaires ont affirmé que la France pourrait mobiliser 5.000 hommes. Jacques Chirac a annoncé samedi que, "conformément à ses responsabilités, la France prendrait sa part dans la mise en oeuvre de cette résolution, particulièrement en ce qui concerne la nouvelle Finul".

Mais il n'a pas donné de chiffres. Et il a fait savoir, tout comme le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, que l'implication française dépendrait de celle des autres nations et du respect de la résolution par les différentes parties. Et lundi soir, le chef de la diplomatie française a déclaré que le repli du Hezbollah au nord du fleuve Litani et son désarmement sont "indispensables" au déploiement de l'armée libanaise et de la Finul.

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