
Les négociations sur la fin du conflit au Liban avancent à New-York. Vendredi soir, les grandes puissances disent avoir enfin trouvé un accord sur un texte visant à mettre fin aux combats. La France et les Etats-Unis, co-parrains du texte, ont annoncé le dépôt du texte. Ils espèrent obtenir un vote, avec l'assentiment des quinze membres du Conseil de sécurité, plus tard dans la soirée, peut-être vers minuit, heure de Paris, selon une source diplomatique.
Selon ce diplomate français à l'Onu, le texte a été "mis en bleu" vers 21 heures, heures de Paris. Cela signifie qu'il est prêt pour un vote du Conseil. En principe, celui-ci se donne un délai de 24 heures pour passer au vote, mais il peut y renoncer s'il y a accord pour ce faire des 15 membres du Conseil. Le texte, qui devrait être rendu public au moment de sa présentation au Conseil, résulte d'un accord entre Washington et Paris.
Selon les ambassadeurs de France et des Etats-Unis, le projet de résolution devrait être adopté à l'unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies. "Nous espérons une adoption à l'unanimité plus tard dans la journée", a déclaré à la presse l'ambassadeur américain, John Bolton, après le dépôt du projet au Conseil. Son homologue français, Jean-Marc de La Sablière, a confirmé ses propos. "L'accueil a été très favorable et je m'attends à un vote unanime, certaines délégations demandent des instructions et nous verrons", a-t-il dit.
Cessation immédiate des hostilités
Le projet de résolution franco-américain sur le Liban appelle à la cessation immédiate des hostilités, au retrait des forces israéliennes "le plus tôt possible" et prévoit d'augmenter jusqu'à 15.000 hommes les effectifs de la Finul, selon une copie du texte. Le document appelle Israël "à retirer toutes ses forces du Liban sud le plus tôt possible, après la cessation des hostilités".
Le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy devait arriver au siège de l'ONU à New York, où sont déjà présentes la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et la secrétaire britannique au Foreign Office Margaret Beckett.
Un porte-parole du gouvernement israélien, Avi Pazner, a d'ores et déjà affirmé que le projet de résolution était "inacceptable en l'état".
D'après AFP
Image LCI. Jean-Marce de La Sablière, ambassadeur de France à l'ONU, vendredi.
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