Londres-Heathrow menacé de paralysie

le 13 août 2006 à 11h26 , mis à jour le 14 août 2006 à 09h44

L'aéroport de Londres-Heathrow, le plus important d'Europe en nombre de passagers, est menacé de paralysie. Il accumulait dimanche les annulations de vols et d'importants retards, quatre jours après la découverte d'un complot terroriste présumé au Royaume-Uni.

heathrow aeroport © dr

Quatre jours après le complot terroriste déjoué par la police britannique, Londres-Heathrow, l'aéroport le plus important d'Europe en nombre de passagers, est menacé de paralysie et accumulait dimanche les annulations de vols et d'importants retards.

Un tiers du trafic prévu dimanche (600 vols au départ) a été d'emblée annulé dimanche matin, et de longues files d'attente de voyageurs débordent des aérogares jusque dans les aires de stationnement.

BAA accusé d'imprévoyance

Une vive polémique a éclaté entre plusieurs compagnies, dont British Airways qui assure 40% du trafic à Heathrow (et qui devait annuler un vol sur cinq lundi : lire notre article), et BAA, l'opérateur de l'aéroport, accusé d'imprévoyance et de mauvaise gestion de la crise.

Michael O'Leary, le dirigeant de la compagnie à bas prix Ryanair a prévenu que "si la police ou du personnel réserviste de l'armée n'était pas appelé à la rescousse, les aéroports de Londres seraient paralysés d'ici quelques jours". Le gouvernement aurait écarté vendredi un éventuel appel à l'armée.

20% du trafic annulé à Gatwick et Londres-Stansted

La situation s'est considérablement dégradée à Heathrow samedi soir alors que, dans la matinée, les compagnies aériennes avaient annoncé qu'elles escomptaient un retour progressif à la normale. Dimanche, 20% du trafic était annulé aux aéroports de Londres-Gatwick et de Londres-Stansted. La situation était, en revanche, proche de la normale, à l'exception de retards, à Manchester et à Glasgow (Ecosse).

Outre les nouvelles mesures de sécurité portant sur une quasi interdiction des bagages à main, l'une des causes des très longs délais à l'embarquement est l'attitude des autorités américaines. Les compagnies doivent en effet leur transmettre 34 renseignements sur chaque passager transatlantique. Les autorités américaines exigent désormais ces données avant le départ tandis que jusqu'à présent ce contrôle avait lieu lorsque les appareils volaient entre l'Europe et les Etats-Unis.

Du fait de la pagaille, de nombreux avions décollent alors que nombre de passagers sont bloqués au sol, ne pouvant accéder aux comptoirs d'enregistrement. BAA a demandé dimanche matin aux passagers de se présenter à l'aéroport trois heures avant l'heure prévue du départ, mais pas trop tôt, car des passagers étaient déjà dimanche dès 2h du matin dans l'aérogare pour des vols prévus parfois à la mi-journée.

D'après AFP

le 13 août 2006 à 11:26
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