© afpQui possède l'arme nucléaire ? La réponse en cliquant ici
Cela s'appelle botter en touche. Selon la résolution du Conseil de sécurité de l'Onu votée en juin, l'Iran a jusqu'au 31 août pour dire s'il acceptait ou non des aides commerciales contre l'arrêt de son enrichissement d'uranium. En cas de refus, le texte prévoit la possibilité d'instaurer des sanctions commerciales.
Téhéran avait ensuite indiqué qu'il donnerait sa réponse le 22 août. Ce mardi, il l'a donc présentée, mais à sa manière : sans aborder la question de l'arrêt de l'enrichissement d'uranium, le négociateur en chef du nucléaire iranien, Ali Larijani, cité par l'agence Isn, se dit simplement prêt à entamer dès mercredi de "sérieuses négociations" sur le sujet. Accepte-il ou rejette-t-il l'offre des grandes puissances ? Mystère.
Cette omission, qui n'est pas une surprise, augure mal de la réaction des grandes puissances. "Nous allons étudier soigneusement la réponse iranienne", a ainsi déclaré l'ambassadeur américain à l'Onu, John Bolton. "Mais nous sommes également prêts à agir ici pour imposer des sanctions économiques, si elle ne satisfait pas aux termes définis", a-t-il ajouté. Il a précisé que Washington serait "prêt à soumettre très rapidement au Conseil des éléments d'une résolution" en ce sens. "Si en revanche, les Iraniens ont choisi la voie de la coopération, alors une relation différente avec les Etats-Unis et le reste du monde est désormais possible", a souligné l'ambassadeur américain. "
(photo : la centrale de Natanz)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




