© INTERNELe Commandement de l'espace aérien nord-américain (NORAD) et l'Administration fédérale de l'aviation (FAA), deux services du ministère de la Défense américain, en première ligne le 11 septembre, ont-ils tenté de cacher leur faible réactivité aux événements ?
Selon les révélations du Washington Post, c'est ce que pense la Commission qui a enquêté pour faire la lumière sur la réaction des différents acteurs concernés le matin du 11 septembre. Dans un premier temps, elle a même envisagé d'envoyer le dossier devant le ministère de la Justice afin d'ouvrir une enquête criminelle pour parjure. Après un compromis, l'affaire a finalement été examinée par le ministère de la Défense et celui des Transports. Leur rapport est achevé, mais le contenu n'a pour l'instant pas été dévoilé. En réaction aux allégations du Washingon Post, il devrait l'être "prochainement".
Pris en chasse avant le détournement...
Le point principal du débat mis avant par le Washington Post : le vol United Airlines 93, qui s'est écrasé en Pennsylvanie après la révolte des passagers. Le NORAD affirme l'avoir pris en chasse dès 9h16 et que ses avions de combats, qui avaient décollé très rapidement, auraient pu l'abattre s'il avait menacé Washington. Or la Commission a déterminé que l'appareil n'a été détourné qu'à 9h28 ! Pire encore : les militaires n'auraient en fait été prévenus de son piratage qu'après le crash.
Autre indice de l'inefficacité du Pentagone : le vol American Airlines 11. Selon la Commission, il en était encore à le chercher dans le ciel après qu'il eut percuté le World Trade Center. En fait, à aucun moment, le ministère de la Défense n'aurait été en contact visuel avec l'un des quatre avions. Le Pentagone a également raconté avoir fait décoller des jets juste après le détournement des deux derniers appareils. Or les preuves apportées par la Commission, notamment des enregistrements audio, démontrent le contraire.
(photo d'archives : 2e attentat contre le WTC)
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