
Un an jour pour jour après son entrée en fonctions à la présidence de l'Iran, Mahmoud Ahmadinejad a délivré une nouvelle tirade anti-Israël dont il a fait sa spécialité.
S'exprimant au sommet du comité exécutif de l'Organisation de la conférence islamique qui se tient en Malaisie, il a abordé, comme on pouvait s'y attendre, la guerre au Proche-Orient. Et n'a pas fait dans la demi-mesure. "Bien que le véritable remède au conflit soit l'élimination du régime sioniste, il devrait y avoir avant cela un cessez-le-feu immédiat", a-t-il lancé, qualifiant, comme par le passé, d'Israël de "tumeur".
Pour régler le conflit entre Israël et le Hezbollah, dont l'Iran est le principal soutien, il a également demandé que "tout agresseur revienne à la frontière internationale du Liban", et que la sécurité soit "appliquée par la population et le gouvernement libanais". A cet égard, selon lui, "la présence de forces étrangères n'est en aucun cas acceptable, à moins qu'elles ne se trouvent sous commandement de l'ONU".
Mahmoud Ahmadinejad a aussi jugé nécessaire "un échange de prisonniers", entre les belligérants, et que le montant des dommages matériels "infligés au Liban soit payé par les Etats-Unis et Royaume-Uni, qui soutiennent le régime sioniste". Réaction de Tony Blair : "Comment de telles déclarations appelant à l'élimination d'Israël pourraient-elles être utiles alors que l'Iran soutient ouvertement le Hezbollah ?" s'est interrogé le Premier ministre britannique.
(photo d'archives LCI-TF1 : Mahmoud Ahmadinejad )
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