Peu avant une réunion avec les dirigeants européens à Londres, les ministres de l'Intérieur britannique, allemand et français se sont rencontré mercredi matin. A l'issue de cette réunion tripartite, Nicolas Sarkozy a confirmé que l'ampleur du complot terroriste déjoué au Royaume-Uni la semaine dernière ne faisait aucun doute.
Le ministre français de l'Intérieur a affirmé qu'il n'existait aucune ramification directe, avérée, des suspects avec la France, mais a dit que le complot avait un lien "probable" avec le réseau al-Qaïda. Il a toutefois redit que la menace terroriste sur le sol français existe bien, tout comme en Grande-Bretagne, annonçant l'expulsion "prochainement d'un certain nombre d'individus" de France dans le cadre de la lutte antiterroriste. Mardi soir déjà, le ministre avait affirmé (sur France 2) que la menace en France est "élevée et permanente", disant "peser ses mots".
Réunion européenne
La réunion au haut sommet a suivi à Londres avec plusieurs dirigeants européens, dont une demi-douzaine de ministres de l'Intérieur, à l'initiative de la présidence finlandaise de l'UE. Le commissaire aux Affaires intérieures, Franco Frattini, a annoncé à l'issue de cette réunio que la Commission européenne allait proposer une détection renforcée des explosifs et l'échange de données sur les passagers aériens entre les pays de l'UE. Une seconde réunion, cette fois d'experts, devrait avoir lieu à Bruxelles "en fin de semaine" ou "la semaine prochaine".
(PhotoTF1-LCI : Nicolas Sarkozy à Londres avec son homologue britannique, John Reid)







