
Qui possède l'arme nucléaire ?
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Fermeté ou modération ? La communauté internationale s'interroge sur la conduite à tenir avec l'Iran après la confirmation de la poursuite de son programme nucléaire, malgré la résolution de l'Onu le sommant de le stopper.
Pour George W. Bush, qui a réagi dès jeudi soir, c'est la première solution. Les Européens préfèrent quant à eux la seconde et évitent d'évoquer la perspective de sanctions envisagée par le président américain. "Je m'attends à ce que le Conseil de sécurité se réunisse et à ce qu'il prenne des décisions. Est-ce que ce sera des sanctions, ou quelles sanctions ? Il faut attendre", a notamment souligné vendredi le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier. "La porte doit toujours rester ouverte au dialogue", mais "nous ne pouvons pas accepter que l'Iran puisse reprendre ses activités sur le plan nucléaire", a expliqué pour sa part Dominique de Villepin, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue italien Romano Prodi. Sans surprise, la Russie et la Chine se montrent pour leur part encore plus réticentes à l'idée de sanctions.
Prochaine étape au programme : la réunion, prévue jeudi prochain à Berlin, entre les six grandes puissances impliquées dans le dossier iranien - les cinq membres du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) et l'Allemagne. Auparavant, le Haut représentant de l'UE pour la politique extérieure, Javier Solana, devrait avoir rencontrer le principal négociateur iranien.
D'après AFP
(photo d'archives : Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien)
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