Des clandestins africains arrivent aux Canaries, le 5 septembre 2006. © TF1/LCI21 500 clandestins africains interceptés aux Canaries depuis le début de l'année, dont 1 500 le week-end dernier -un record- : l'Espagne est excédée par cette déferlante. Pour trouver une solution, elle multiplie ses efforts diplomatiques pour hisser l'immigration clandestine au premier rang des priorités de l'UE.
Dans un premier temps, elle va organiser, avant la fin du mois, une réunion ministérielle de huit pays de la "frontière sud" de l'Europe -Espagne, France, Italie, Portugal, Grèce, Chypre, Malte, Slovénie- sur la question. Les ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur conviés seront ensuite chargés d'élaborer une proposition globale de contrôle des frontières maritimes, qui sera présentée au sommet européen de décembre.
Difficultés de renvoi
Le gouvernement espagnol a également tapé du poing sur la table en avertissant les pays africains qu'il allait exiger l'application des accords signés. "Il est nécessaire de faire savoir aux pays d'origine des émigrants qui arrivent sur nos côtes que nous n'allons pas tolérer qu'ils continuent", a ainsi expliqué la vice-présidente du gouvernement, Maria Teresa Fernandez de La Vega, lors de la conférence bi-annuelle des ambassadeurs espagnols.
Elle a ajouté que l'Espagne n'allait "pas continuer d'accepter que ne soient pas appliqués les accords bilatéraux et internationaux". Elle se référait notamment aux accords de rapatriement d'immigrants illégaux signés par l'Espagne avec le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie et le Nigeria, mais surtout à l'article 13 de l'accord de Cotonou entre l'Union européenne et les pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique). Madrid insiste pour que soit appliquée une disposition à ce jour ignorée de cet article : "Chacun des Etats ACP accepte le retour et réadmet ses propres ressortissants illégalement présents sur le territoire d'un Etat membre de l'UE, à la demande de ce dernier et sans autres formalités".
Mais faute de pouvoir identifier avec certitude la nationalité des clandestins, la plupart de ceux qui arrivent aux Canaries sont remis en liberté au bout de 40 jours.
D'après AFP
(photo TF1/LCI : arrivée de clandestins aux Canaries, ce mardi)
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