
Alors que l'Iran est actuellement dans le collimateur de la communauté internationale sur la question du nucléaire, son porte-parole Hamid Reza Assefi a franchi la ligne jaune lors d'une conférence de presse en déclarant : "J'ai vu certains de ces camps en Allemagne de l'est et en Pologne quand j'étais ambassadeur, et selon moi, cela a été très exagéré".
D'après le porte-parole de la diplomatie iranienne, le nombre des victimes de l'holocauste "est bien loin de ce qui a été publié". Hamid Reza Assefi répondait à des questions sur la tenue d'une conférence à Téhéran les 11-12 décembre, à laquelle sont conviés des "experts" chargés de débattre de l'Holocauste. Présent à Téhéran, le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, a réagi à ces déclarations en qualifiant dimanche l'Holocauste de "fait historique indéniable". Et d'ajouter : "nous devons enseigner la deuxième guerre mondiale à nos enfants et nous devons faire attention au fait que les mots peuvent faire mal".
"L'Holocauste n'est pas un sujet sacré"
Hamid Reza a défendu par ailleurs la tenue dans la capitale iranienne d'une exposition de caricatures sur l'Holocauste "au nom de la liberté d'expression". "L'Holocauste n'est pas un sujet sacré dont on ne pourrait pas parler", a-t-il ajouté.
L'exposition a été organisée à la suite d'un concours de caricatures, lancé au printemps, en guise de représailles à la publication dans la presse européenne de caricatures du prophète de l'islam. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait récemment demandé comment la liberté d'expression permettait la caricature du prophète, mais pas de remettre en question la réalité de l'holocauste. Mahmoud Ahmadinejad a qualifié l'holocauste des juifs de "mythe", et fait scandale en attaquant verbalement l'existence de l'Etat d'Israël, qu'il avait qualifié de "tumeur".
D'après AFP
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