Kofi Annan annonçant une médiation de l'Onu entre Israël et le Hezbollah dans la question des prisonniers © DR"Nous travaillons tous très dur et avec un peu de bonne volonté et de raison, nous devrions être capables de résoudre cette question dans les prochaines 48 heures". C'est ce qu'a indiqué mardi Kofi Annan, en référence au blocus aérien et maritime qu'Israël impose au Liban depuis le 13 juillet. Le secrétaire général de l'Onu s'exprimait depuis l'Egypte, dernière étape d'une tournée de plus d'une semaine au Proche-Orient. Kofi Annan a également confirmé qu'il avait accepté de nommer "un médiateur" pour faciliter la libération des prisonniers aux mains du Hezbollah et d'Israël.
Le gouvernement libanais a écrit mardi au secrétaire général ainsi qu'au président du conseil de sécurité de l'Onu, accusant Israël de violer la résolution 1701 du conseil de sécurité "alors que le Liban a rempli toutes ses obligations", notamment en déployant environ "8500 soldats à ses frontières nord et est (avec la Syrie)". Cette résolution prévoit la levée du blocus, mais Israël exige au préalable le déploiement de forces internationales conséquentes au Liban pour lutter contre la contrebande d'armes destinées selon lui au Hezbollah.
L'Allemagne prête à diriger la "Finul navale"
La trêve demeure "fragile" mais "nous prenons des mesures pour consolider le cessez-le-feu", a déclaré depuis l'Egypte le patron de l'Onu, qui s'est ensuite rendu en Turquie, pays musulman allié d'Israël. Sa visite à Ankara a coïncidé avec le feu vert donné par le parlement turc à l'envoi d'un contingent armé pour participer à la Finul renforcée. Malgré le refus des ministres du Hezbollah, le gouvernement libanais a pour sa part donné son aval pour qu'une participation allemande soit sollicitée. L'Allemagne s'est dite prête à diriger la "Finul navale" chargée de faire respecter l'embargo sur les armes prévu par la 1701 tandis que Paris a donné son accord de principe à une participation de la marine française à la surveillance des côtes libanaises. Athènes s'est également dite prête à participer à la surveillance des côtes si l'Onu le décidait officiellement.
La force internationale ne sera toutefois pas chargée de prendre part au désarmement du Hezbollah, une disposition contenue dans la 1701 et à laquelle la formation chiite refuse de se plier. "Nous garderons (missiles et roquettes), sans les utiliser. Nous ne les utiliserons qu'en cas de guerre d'envergure lancée contre le Liban", a affirmé le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, répétant son refus de désarmer, dans un entretien au quotidien libanais As-Safir.
La chaîne de télévision libanaise privée LBCI a diffusé mardi soir de très brèves images du pilote israélien Ron Arad, présentées comme tournées en 1988, pour la première fois depuis sa disparition au Liban. "Je suis Ron Arad, soldat dans l'armée israélienne", déclare en anglais un homme barbu, les yeux creusés, avec une barbe fournie, filmé à partir de la taille. Ce passage ne dure que quelques secondes. Ron Arad, dont l'avion avait été abattu au-dessus du Liban Sud en 1986, avait été capturé par le mouvement Amal, avant que sa trace ne se perde. La chaîne américaine CNN avait annoncé la semaine dernière que l'un des frères du pilote avait vu les images et les avait jugées authentiques.Premières images d'un pilote israélien disparu depuis 20 ans
Photo d'ouverture : Kofi Annan lors de sa tournée au Proche-Orient pour stabiliser la trêve au Liban - archives
Retour MYTF1
Chargement en cours...




