© AFP/Keld Navntoft"Progrès", "discussions constructives" et "malentendus levés" : le vocabulaire utilisé est plutôt positif. La réunion de la dernière chance entre l'Union européenne et l'Iran s'est achevée dimanche après-midi à Vienne sur une note optimiste, alors que de nouvelles discussions sont prévues la semaine prochaine.
D'après Ali Larijani, le négociateur iranien, les discussions ont porté sur "certains aspects" de l'offre faite à l'Iran par les grandes puissances - à l'instigation de trois pays de l'UE, Allemagne, France et Grande-Bretagne - et de la réponse iranienne. L'Iran insiste sur son droit à enrichir l'uranium à des fins pacifiques, mais les Occidentaux le soupçonnent de vouloir mettre au point secrètement l'arme nucléaire. Téhéran ayant refusé une suspension au 31 août, l'offre de coopération des six grandes puissances est devenue caduque et le Conseil de sécurité de l'Onu peut envisager des sanctions, sous l'impulsion des Etats-Unis.
Faire fléchir le régime
Javier Solana, mandaté par les Européens et le Conseil de sécurité, avait déclaré vendredi à Copenhague qu'il n'y aurait pas de sanctions à New York tant que les discussions sur le dossier nucléaire se poursuivraient. Mais les Etats-Unis veulent qu'une résolution prévoyant des sanctions soit élaborée dès la semaine prochaine.
Le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, a estimé dimanche à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, que "le mécontentement de la population iranienne face aux perspectives de sanctions pourrait faire fléchir le régime".
D'après AFP
(Image AFP/Keld Navntoft - Javier Solana lors de sa rencontre avec le Premier ministre danois, le 7 septembre 2006)
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