Réseau néo-nazi belge : 11 militaires suspendus

le 08 septembre 2006 à 18h56 , mis à jour le 09 septembre 2006 à 22h22

Onze militaires ont été suspendus samedi par le ministre belge de la Défense dans le cadre de l'enquête sur un réseau néo-nazi. Deux personnes ont par ailleurs été interpellées vendredi et deux autres samedi à la suite de nouvelles perquisitions en Flandre.

TF1-LCIUn drapeau néo-nazi © TF1-LCI

Onze militaires visés par l'enquête sur le groupuscule néo-nazi ont été suspendus samedi par le ministre belge de la Défense. "André Flahaut a signé ce midi un arrêté ministériel suspendant par mesure d'ordre onze militaires pour une durée initiale de trois mois, renouvelable", a déclaré son porte-parole. Le ministre a pris cette mesure sur la base d'une liste de noms fournie par le parquet fédéral en raison d'"indices sérieux de culpabilité", a-t-il poursuivi. Toutefois, le porte-parole n'a su précisé si certains de ces onze militaires faisaient parties de ceux déjà incarcérés.

Douze personnes, dont plusieurs militaires, ont été placées sous mandat d'arrêt dans le cadre de cette enquête sur un groupuscule néo-nazi qui préparait, selon la justice, des "actions terroristes". Deux personnes ont été interpellées samedi et deux autres vendredi lors de nouvelles perquisitions en Flandre, dans le cadre du démantèlement de ce réseau d'extrême droite. Les enquêteurs ont également découvert un nouvel arsenal, selon un communiqué du parquet fédéral.

Déstabiliser le royaume

Ils ont mis la main, dans la région de Malines et Anvers (Nord), sur une centaine d'armes prohibées, dont des armes de guerre "de haute technologie", des munitions, des lunettes d'approche et des silencieux. Les deux personnes interpellées lors de ce nouveau coup de filet, "qui ne sont pas des militaires", devaient être entendues dans les 24 heures par le juge antiterroriste de Termonde, Patrick Van Cauteren.

Le parquet fédéral a indiqué que sur les 17 personnes arrêtées jeudi, six, dont trois militaires, avaient été placées en détention provisoire par le juge Van Cauteren après interrogatoire. Elles devront passer le 12 septembre devant la chambre du conseil de la ville, qui devra décider de confirmer ou non leur détention provisoire. Sept autres ont été remises en liberté conditionnelle, selon le parquet, qui précise que quatre devaient encore être entendues dans les prochaines heures.

Les autorités belges avaient annoncé jeudi le démantèlement d'un réseau néo-nazi au sein de l'armée qui envisageait, selon elles, des actions terroristes pour déstabiliser les institutions démocratiques du royaume. Le principal suspect, identifié par les initiale B.T., est un militaire en fonction au Régiment Libération de Léopoldsburg, dans la province du Limbourg (Nord-Est). Il est le fondateur et le "principal pivot" d'un groupement néonazi baptisé BBET (Bloed-Bodem-Eer-Trouw ; Sang-Terre-Gloire-Honneur), qui recrutait notamment au sein de l'armée.

D'après AFP

(Image TF1/LCI Site néo-nazi utilisé par les suspects)

le 08 septembre 2006 à 18:56
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