Yémen : marchandages pour la vie des quatre Français

le 13 septembre 2006 à 21h41 , mis à jour le 14 septembre 2006 à 09h31

Le recours à la force a été écarté dans l'immédiat par les autorités yéménites pour libérer les Français. La France insiste sur la nécessité de ne pas mettre en danger la vie des otages.

TF1/LCI : Soldats au YémenSoldats au Yémen © DR

Les négociations pour libérer quatre touristes français retenus en otages depuis dimanche au Yémen étaient dans l'impasse mercredi, mais les autorités se donnaient encore "deux ou trois jours" avant d'envisager un recours à la force pour les libérer. Les ravisseurs ont menacé de tuer leurs otages en cas d'intervention militaire, selon un notable tribal ayant participé aux tractations qui ont échoué mardi soir.

Les touristes, dont l'identité n'a pas été révélée, ont été enlevés avec leur guide yéménite à Ataq, chef-lieu de la province de Chabwa, par des éléments tribaux qui les ont conduits à une soixantaine de km de là, selon des sources tribales. Le même responsable de la province de Chabwa a indiqué qu'après l'échec des négociations menées par des notables tribaux, une délégation représentant les autorités avait quitté Ataq mercredi matin pour rencontrer les ravisseurs et essayer de les convaincre de libérer les otages. Cette délégation comprend les chefs des diverses forces de sécurité dépêchées sur place par le gouvernement et qui bouclent totalement le secteur.

Philippe Douste-Blazy : "Nous sommes en permanence mobilisés"

Les autorités françaises ont insisté sur la nécessité de ne pas mettre en danger la vie des otages. "Nous sommes en permanence mobilisés. Nous faisons tout pour qu'ils soient libérés le plus vite possible, sans conditions et surtout sains et saufs", a déclaré à Paris le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy. Plus tôt, le porte-parole du Quai d'Orsay, Jean-Baptiste Mattéi, avait "espéré qu'une issue positive pourra être trouvée rapidement".

D'après un notable ayant participé aux négociations, les ravisseurs avaient accepté d'échanger leurs otages contre quatre enfants de responsables locaux et du chef du centre de détention où sont retenus les membres de la tribu dont ils exigent la libération. "Mais le chef du centre de détention a refusé au dernier moment de présenter l'un de ses fils en otage à la tribu des ravisseurs, qui ont alors refusé à leur tour de libérer les otages français, considérant que le marché n'était pas sérieux ni crédible", a-t-il dit.

La tribu à laquelle appartiendraient les ravisseurs, la tribu Al-Abdallah ben Daham, avait kidnappé en décembre 2005 une famille allemande de cinq personnes. Les otages avaient été libérés sains et saufs trois jours plus tard.

D'après AFP

(Photo TF1-LCI : Soldats au Yémen)

le 13 septembre 2006 à 21:41
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1 Commentaires

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  • Vastre, le 14/09/2006 à 06h45

    Malgré toute la compassion que l'on peut avoir pour ces otages, il est permis de se demander pourquoi ils n'ont pas choisi de sauter sans parachute d'un avion circulant à 3000 mètres. Le risque n'est pas plus important. Une telle affaire est une insulte aux citoyens qui se préoccupent chaque jour de prévention ! Je le dis avec franchise car je sais que vous ne publiez plus les avis des internautes.

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