Des touristes au Yémen © TF1-LCILes ravisseurs de quatre touristes français au Yémen ont menacé mardi de tuer leurs otages si les autorités yéménites décidaient de recourir à la force pour les libérer, après un blocage des négociations, a indiqué un notable tribal qui a participé aux discussions.
Selon ce notable, "une délégation de notables tribaux et de représentants des autorités locales a convenu avec les ravisseurs d'échanger les otages contre quatre enfants de responsables locaux et du chef du camp où sont détenus les membres de la tribu dont la libération est réclamée par les ravisseurs. Mais le chef du camp a refusé au dernier moment de présenter l'un de ses fils en otage à la tribu des ravisseurs, lesquels ont refusé à leur tour de libérer les otages français, considérant que le marché n'était pas sérieux, ni crédible".
"...y compris par la force"
Dans la journées, les autorités yéménites avaient dépêché des forces de l'armée et de sécurité dans la région, tout en poursuivant les négociations pour obtenir leur libération pacifiquement. La France a souligné qu'elle souhaitait retrouver "sains et saufs" ses quatre ressortissants. "J'ai vu que les autorités du Yémen avaient fait venir un certain nombre de forces de sécurité. Je crois que c'est quelque chose d'assez habituel dans ce genre de circonstances", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi. "Mais nous, nous souhaitons une solution qui permette de retrouver nos compatriotes sains et saufs", a-t-il ajouté.
De sources proches des autorités à Chabwa, on avait affirmé lundi que "toutes les possibilités d'intervention étaient ouvertes, y compris par la force" tout en soulignant que les autorités avaient décidé "d'accorder 24 heures" pour donner à une médiation menée par des notables une chance d'aboutir.
Les touristes, dont l'identité n'a pas été révélée, ont été enlevés dimanche dans la localité d'Ataq, dans la province de Chabwa. Ils ont été conduits par la suite vers le chef-lieu de leurs ravisseurs à une soixantaine de kilomètres d'Ataq, toujours dans la province de Chabwa, a-t-on appris de sources tribales. Leurs ravisseurs, des membres de la tribu Al-Abdallah ben Daham réclament la libération de plusieurs de leurs proches détenus par les autorités.
D'après AFP
(Photo TF1-LCI : des touristes au Yémen)
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